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Contributions
Contribution de Vilma Mc Clenan JACAE et CARCAE - Jamaica
Contribution de
Vilma Mc Clenan
J´ai lu avec beaucoup l´intérêt le
document écrit par Cecilia Soriano sur de l´Education des Adultes.
Je vous remercie de me l´avoir envoyé. JACAE et CARCAE - Jamaica Permettez-moi de faire quelques commentaires: 1) Ici en Jamaïque nous venons de compléter notre Rapport National sur l´Apprentissage et l´Education des Adultes (ALE) pour l´UNESCO dans la préparation de CONFINTEA VI. Pendant que nous préparions le document (l´équipe d´éducateurs / éducatrices d´adultes, dans lequel je m´inclus) nous avons trouvé le « problème » de comment définir l´alphabétisation à la lumière des impératifs changeants, tant au niveau national qu´international. Pour l´élaboration du rapport on a pris en considération le text qui suit: Nouvelle définition de l´alphabétisation L´alphabétisation n´est pas seulement la capacité de lire et d´écrire, le type de définition la plus fréquemment adopté pendant plusieurs années. L´alphabétisation est plus que cela. Pour vivre et apprendre dans les sociétés actuelles basées sur le savoir et l´informatique, l´alphabétisation doit actuellement être considérée comme la capacité de comprendre et d´utiliser plusieurs types d´information, dans les différentes formes dans lesquelles elle se présente lors de nos activités de tous les jours – au travail, à la maison et dans notre communauté. Pour que la définition soit significative, elle doit être liée à des pratiques sociales et culturelles. L´alphabétisation comprend, entre autres choses, la capacité de lire, d´écrire et de comprendre dans la langue maternelle/générale du pays ; le calcul ; la capacité d´interpréter des images visuelles et représentatives telles que des signes, des cartes et des diagrammes – l´alphabétisation visuelle ; l´alphabétisation informatique et la compréhension en ce qui concerne à comment les technologies de l´information et de la communication impactent toutes nos activités (par exemple dans l´usage de code à barres dans les produits que nous achetons) aussi que l´alphabétisation scientifique. C´est la reconnaissance de l´importance de tous les aspects de l´alphabétisation qui mènent à une société à déplacer constamment vers le haut les critères de méditions. Par exemple, l´alphabétisation dans les technologies de l´information lesquelles sont tellement importantes, n´était pas un facteur d´importance il y a trente ou quarante ans. La même chose arrive avec l´alphabétisation scientifique qui permet les citoyens et les citoyennes de comprendre des questions telles que les nourritures modifiées génétiquement, des épidémies et les effets nocifs des dommages environnementaux (extrait du Rapport National sur l´Education et l´Apprentissage des adultes, préparé par la Fondation de la Jamaïque pour la Formation tout au Long de la Vie pour le Ministère d´Education de la Jamaïque, avril 2008). 2) Une deuxième question sans résoudre qui est apparu dans les moments au les pays du Caraïbe étaient en train de se préparer pour le Forum d´Education de Dakar a été, celle de comment mesurer les niveaux d´alphabétisation et dans quels stades ou moments des programmes de formation le faire, de manière qu´ils puissent être à niveaux de reconnaissance internationales. Pour nous, la CONFINTEA VI doit nous aider, entre autre choses, à identifier la meilleure façon d´avancer vers une définition de l´alphabétisation qui embrasse plus de questions sous-jacentes, plus nouvelle et praticable. En même temps elle devrait prendre en considération des pratiques culturelles de notre pays et les impératifs actuels de la globalisation. Nous voudrions aussi avoir l´opportunité de connaître des “meilleures pratiques” dans les pays en voie de développements, tels que le notre, avec des ressources financiers limités mais qui ont abordé avec du succès le financement de programmes d´alphabétisation de manière continuelle – non sporadiquement – et qui puissent évaluer les niveaux d´alphabétisation et en même temps aient une coordination globale des programmes d´alphabétisation dans plusieurs niveaux. Et bien sur, tout cela doit se passer indépendamment des changements du gouvernement!! Tel qu´il arrive dans d´autres pays, il y en a d´autres questions qui sont reliées à l´alphabétisation des adultes, plusieurs desquelles ont été mentionnées dans le document de Cecilia. Je veux vous remercier très sincèrement pour avoir si bien abordé ce type de questions. Mes salutations les meilleures,
Contribution au
Séminaire Virtuel
Ousmane Diadhiou
du Senegal
Contexte ANAFA, participant IALLA III «En Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque»; cette assertion pose en première vue la problématique de l’éducation des adultes. Le récent atelier sous régional sur plaidoyer, suivi et capitalisation en matière d’éducation des adultes, tenu du 26 au 29 Mars 2008 à Dakar, permet de repenser l’éducation de matière générale et celle des adultes en particulier. Cette rencontre se tenait dans un contexte très difficile marqué par une menace d’année blanche dont les responsabilités seront triplement partagées entre les autorités inconscientes, des enseignants conjoncturés et des élèves (étudiants) trop zélés. La crise scolaire sénégalaise est conjoncturelle malgré la part substantielle que détient l’enseignement (40 %) dans le budget national. Le Sénégal est aux environs de 60 % en matière d’alphabétisation. Près de deux décennies après Jomtien, notre pays risque de belle manière de ne pas l’atteindre l’éducation pour tous. En cela, la qualité est laisse à désirée, si beaucoup d’efforts sont faits dans les infrastructures avec l’érection de nouveaux centres universitaires régionaux, des lycées régionaux et départementaux, les collèges, les cases des tout-petits et les Crepa et leur équipement. Cependant les quantum horaires à l’université sont rarement atteints dans plusieurs facultés, exceptée celle de médecine. Si l’éducation est un droit garanti par la constitution sénégalaise, son accession est tributaire à des facteurs sociaux et économiques. Les premières écoles comme celle des otages étaient destinées aux enfants des rois et chefs coutumiers. Seules les premières villes bénéficient d’écoles et lycées avec fournitures gratuites. L’université de Dakar fut construite en 1956, il faut attendre 1990 pour avoir une autre. Indépendamment de la crise sociale de 1968, l’UCAD a connu deux années qualifiées tantôt blanches tantôt invalides. Ce qui est sur, c’est qu’elles ont été perdues et ont poussé des centaines voire des milliers d’élèves et d’étudiants à quitter les bancs et les amphithéâtres sans perspectives d’avenir. Cependant longtemps, l’enseignement était confiné entre les seules mains de l’Etat. Avec l’application des politiques d’ajustement structurel qui implique le désengagement de l’Etat dans plusieurs secteurs «improductifs» comme la santé et l’éducation selon les institutions de Bretton Wood (Banque Mondiale et FMI). Ce ci a pour corollaire la fermeture de plusieurs industries, l’apparition d’écoles privées et la non gratuité des fournitures dans les écoles publiques. Le recrutement des enseignants et la construction d’écoles sont suspendus. Alors le marché du travail devient plus en plus exigent en matière d’embauche avec les NTICs qui requièrent de nouvelles aptitudes. Les effets négatifs de ces PAS vont pousser à l’éclosion d’une société civile plus active pour prendre le relais de l’Etat ou/et prendre en charge les préoccupations des masses laborieuses. Il est à noter la désarticulation de l’économie rurale frappée de plein fouet par une décennie de sécheresse d’où un exode rural massif. En Afrique il y’a une instruction qui se déroulait tout au long de la vie: - - - Education au Sénégal. L’éducation des adultes est un épiphénomène puisque son circuit est d’abord informel en plus longtemps ignoré par l’Etat. Le système éducatif sénégalais est une pale copie de celui de la France. Le français utilisé est la langue de travail des deux (2) pays. Le système sénégalais a quatre paliers obligatoires: - - - - Le pré scolaire est facultatif et n’intéresse que les villes et longtemps laissé à l’enseignement privé mais surtout à l’enseignement privé catholique. Tout le monde sait que l’université est le terreau de l’éducation des adultes. Cependant elle n’est que l’aboutissement de l’instruction en général. Il est très difficile de l’atteindre sans passer par le circuit normal qui requiert au minimum treize (13) années. Pour ce circuit l’âge est le principal critère, l’âge maximum pour entrée à l’école est huit (8) ans. A cela il faut ajouter l’état civil qui fait défaut dans les campagnes et l’éloignement des écoles. Le taux d’enrôlement des enfants tourne autour de 70 %, cependant moins de 40 % (dont plus de la moitié quittent les bancs sans pouvoir lire ni écrire), n’atteindront jamais le moyen général et seuls 10 % iront à l’université. Au niveau des adultes plus de la moitié est alphabétisée en arabe, en langues nationales et/ou français. Cependant longtemps les arabisants ne pouvaient pas rejoindre la fonction publique. Par contre pour l’alphabétisation en langues nationales, on s’arrêter à la lecture et aux calculs arithmétiques. Aucune ouverture n’est permise pour joindre l’enseignement formel. La création du ministère de l’alphabétisation et les langues nationales et la future académie des langues nationales nous permettent de bien repenser l’éducation des Adultes au pays de Kocc Barma.* * Philosophe Sénégalais du XVIIe siècle
Bref réponse
aux commentaires récents
Marcella Ballara nous a rappelé
d'abord, de ne pas oublier la question de genre dans l'Éducation des
Adultes (EdA) et, d'autre part, que «la demande pour l’éducation
considère faiblement les facteurs socioculturels comme les systèmes
culturels, les possibilités de travail, les projections de vie». Astrid von Kotze de Sudafrica Les filles sont les dernières à entrer à l'école et les premières à être retirées quand les choses Deviennent plus compliqués que d’habitude. L'alphabétisation est une vulnérabilité parmi d’autres et il y a suffisamment de preuves pour montrer comment les personnes évaluent les risques régulièrement. Les options sont souvent assez simples: apprendre à lire et à écrire ou manger et avoir suffisamment d'argent pour emmener le bébé à la clinique? La sécurité alimentaire est une priorité et quand il y a une tension entre les frais de scolarité (en particulier pour les filles) ou acheter de la nourriture, l'alphabétisation /scolarisation perd. Face au choix d'avoir un «restaurant» et passer l’après-midi avec la collecte de bois et de l'eau et faire la cuisine afin de générer un peu d'argent, ou d'aller au cours d'alphabétisation (n’importe si c’est gratuit), le revenu deviens plus important que l’apprentissage. Les études sur l'alphabétisation devraient être dans le cadre des études sur la vie et les moyens de subsistance. Ceux-ci devraient être liées à des analyses de risques, de préférence depuis la perspective de ceux qui sont touchés par de multiples, accumulées et renouvelables menaces et dangers. Les gens font des plans d'urgence pour faire face au «temps difficiles», mais quand nombreux dangers attaquent au même moment, la capacité de gens pour faire face et se récupérer, diminue. Ainsi, la participation à l'alphabétisation n'est pas tant une question de motivation ou des méthodes appropriées, mais de sécurité alimentaire durable pour tous. Fondamentalement comme Agneta Lind fait remarqué, «l'alphabétisation aide les gens à mieux gérer leur vie, mais ce n’est pas de la magique et ne garantisse pas des emplois ou d'éliminer la pauvreté». Je ne suis pas sûre si je suis d'accord avec Jack Shaka par rapport à «qu’il s’agit de la manque de connaissances adéquates», que beaucoup de personnes dans la rue étaient analphabètes et que plus de financement pour l’EdA «guérira» la situation. Je voudrais que l'éducation puisse en effet créer la paix et pas seulement un énorme besoin des biens matériels. Jusqu’à que l’énorme écart entre ceux qui vivent dans l'abondance et ceux qui luttent pour trouver à manger ne se termine, nous vivrons tous précairement, et certains continuent à mourir, alphabétisés ou pas.
Quelques éléments de réponses sur les questions qui sont dans le
document de Cecilia Soriano
La population totale est de 11 658 000 dont hommes 5 734 000(2005) et population femmes 5 924 000 ; Le taux d’accroissement 2,2% 52004) La fertilité par femme est de 4, 9 enfant par femme Population urbaine51% Les ethnies
ethnies au Sénégal
sont ::Badiarankés, Baïnouks, Balantes, Bambaras, Bandials, Bassari,
Bédik, Coniaguis, Diolas,
Les Toucouleur (12%)
sont établis sur les rives du
fleuve Sénégal, entre
Podor et
Matam. Première ethnie islamisée.
Les Peul (10,5%) vivent principalement dans le centre du pays, mais sont rencontrés dans l'ensemble du pays et au-delà des frontières du Sénégal (peuple nomade)(autres appellations : Foulani, Foulbé,Poulo), origine controversée. Les Diola
(8%) vivent dans la Basse-Casamance
(subdivisés en sous-groupes : les Floup, Bliss, Karone, Fogny, Diougout,
Diamant, Bayot et Essyle.).
Les Mandingue (350 000
personnes) vinrent du Mali au milieu du XIXème siècle et s'installèrent
en Haute Casamance et en Haute Gambie. Les Maures, berbères métissés, se rencontrent dans tout le pays. I L’alphabétisation au Sénégal est défini comme une capacité de lire, écrire et calculer mais aussi de pouvoir utiliser les acquis afin de bien gérer ses activités économiques. Politique et législation : v Note premier Ministre 26 Janvier 1971 decrét sur la transcription des langues nationales et un projet de decrét sur les mots en langues wolof et sérére v Loi d’orientation 16 Février 1991 v Politique éducative et formative des jeunes défavorisés au Sénégal v Lettre de politique générale couvrant 1999- 2008 v Transcriptions des langues dites minoritaires Financement au Sénégal L’alphabétisation bénéficie d’un financement à hauteur d’un milliard CFA 2005-2008 dans le DSRP et de la contribution des partenaires au Développement . Les besoins des apprenants sont liés aux besoins stratégiques des apprenants afin de répondre à leurs préoccupations. Ces apprenants sont en sont en général les hommes sans emplois fixes, les jeunes garçons et filles non scolarisés ou qui n’ont pas terminé le cycle primaire, et en général les femmes rurales et semi urbaines; Les besoins des femmes sont axés surtout sur leurs intérêts stratégiques Le programme est souvent axé sur les besoins économiques, juridiques , financier, promotionnels et rapports sociaux. La langue d’apprentissage est langue maternelle mais les langues étrangères (officielles et /ou régionale) sont souvent choisies par les hommes qui comptent immigrés dans certains pays. II. Le matériel est en général confectionné au niveau local en fonction des besoins spécifiques des apprenants; le contenu est lié à l’objectif du programme à développer et les apprenants seront sélectionnés en conséquence. Exemples : programme de promotion des droits de la femme Programme des agriculteurs A propos du programme d’études par exemple promotion économique des femmes L’accès sera mis sur les activités génératrices de revenus, la mise en place d’une structure de crédit et d’épargne, le développement de champs de cultures céréalières, etc afin d’améliorer les besoins nutritionnels et le revenu dans les familles. Le matériel didactique sera développé de concert avec les apprenants, le plan des cours sera discuté aussi avec elles en fonction de leur disponibilité. Il faut aussi moderniser le cadre d’apprentissage en associant les outils modernes tels que radio, télévision, communication avec la participation aux émissions des radios communautaires. Des espaces sont construits pour abriter la formation des femmes au Sénégal (CENAF, CEDAF, cases foyers, …) Les monitrices sont en général sans diplômes officiels pour exercer le métier et le salaire de base misérable; une valorisation du système est à envisager de même que l’intégration des curricula dans le système formel. Pour mettre en place des programmes d’alphabétisation des adultes efficaces, il faut que les gouvernements apportent des innovations majeures telles que la construction des écoles pour l’apprentissage tout au long de la vie en les valorisant par l’octroi d’un diplôme reconnu académiquement et des salaires selon le SMIG et surtout mettre en valeur ces ressources humaines sortantes à travers des séances pratiques et techniques bénéfiques au développement économique et social de notre communauté. ANNEXESS1..
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négal (ePopulation du Sénégal par ville (1976 - 2015) 1000): 141 (H) / 132 (F) Mortalité de l’adulte (pour 1000): 358 (H) / 288 (F) Total des dépenses de santé par habitant (2003): 58$ Total des dépenses de santé (2003): 5.1% du PIB Transcription des langues
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