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Le binôme
apprentissage/empowerment dans les initiatives
économiques dirigées par des femmes des secteurs
populaires
Approche
du thèmeIliana Pereyra Sarti GTL - REPEM Nous voulons discuter dans ce débat sur des défis présentés par la relation entre l´apprentissage et l´empowerment, un binôme que nous considérons indissoluble et une hypothèse basique pour le développement des expériences d´auto emploi, comme des «conditions favorables» pour le plein exercice des droits de ceux qui les intègrent. Pour la réussite de ces droits, depuis 1992, REPEM a considéré stratégique le potentiel intrinsèque des expériences d´auto emploi, telles que les entreprises, des groupes associatifs, des coopératives, des associations, des micro-entreprises, etc. Nous faisons référence à des expériences collectives, participatives et distributives des résultats économiques et sociaux, dans lesquelles le centre et le but ce sont les personnes, pas l´accumulation de capital. A partir d´ une conception de l´économie populaire et solidaire, évidemment il est important le développement du potentiel personnel et collectif, mais pas comme moyen tel qu´il est utilisé par l´entreprise capitaliste- mais, comme un chemin vers l´auto détermination et l´empowerment de ceux qui y participent. Dans ce sens, l´apprentissage permanent apparaît comme un axe médullaire du processus de ces organisations, étant en même temps la condition basique pour générer l´auto soutien sociale, économique et politique des expériences. Pour analyser cette réalité il s´avère extrêmement utile le cadre conceptuel du «portefeuille des actifs», développé par Jeanine Anderson. Il s´agit d´«actifs» personnels et collectifs, de nature éducative, économique, sociale, politique, culturelle, nécessaires pour la construction de sujets politiques et sociaux. En accord avec ce cadre conceptuel il s´est élaboré un manuel pour faciliter l´auto analyse des potentialités des femmes et des obstacles du développement desdites potentialités, ayant compte spécialement les conditions de discrimination par genre, race, ruralité, etc. L´analyse des initiatives économiques dirigées par des femmes à partir des actifs, s´avère aussi appropriée et pertinente comme méthode alternative pour visualiser les besoins en matière de politiques et de programmes qui puissent contribuer à l´égalité de genre. Les facilitateurs et les obstacles pour le renforcement du «portefeuille des actifs» Le susnommé manuel s´est appliqué en Mexique, Costa Rica, Colombie, Venezuela, Brasil, Uruguay, Guatémala et Pérou avec des leaders/essesd´initiatives économiques dans les établissements ruraux, des refuges par violence, avec des délégué/es de réseaux et des responsables politiques au niveau municipal, etc. Les résultats qui se sont obtenus nous donnent des élément pour évaluer la relation tellement critique entre l´ apprentissage et l´empowerment aussi que des perspectives pour un débat sur des politiques et des programmes en relation à l´éducation des adultes limités dans leurs droits essentiels. En prenant comme source la systématisation des ateliers qui ont eu lieu dans plusieurs pays nous avons sélectionné des opinions des participants sur différentes expériences de l´économie populaire-solidaire, lesquelles nous donnent de l´évidence du renforcement de leurs «portefeuilles d´actifs» éducatifs, politiques, sociaux et économiques, très intimement reliés et jusqu´au point d´être tellement interdépendants qu´il s´avère difficile de les analyser séparément. Comme exemples d´actifs auto-perçus nous pouvons citer entre autres -, «la trajectoire de la participation sur le développement local», «la position de leadership», «la crédibilité», «le travail solide comme entrepreneurs», «la valorisation de soi-même», «l ´accumulation de connaissances et d´expériences (…) traduit à des meilleures conditions de travail et à une meilleure qualité des produits élaborés», aussi que le fait d´ «donner de l´appui à des personnes et des groupes dont ont besoin»et «l´intérêt à recevoir de la formation à propos des droits des femmes et y le leadership». Nous rencontrons aussi des freins au renforcement de ce portefeuille d´actifs, tels que ceux dérivés de certains programmes. Par exemple, «la persistance de pratiques discriminatoires de genre», «l´offre de formation traditionnelle pour les femmes» , «la sur-exploitation des femmes qui travaillent dans des restaurants scolaires ayant le titre de «collaboratrices» - et sont donc, exclues des droits et des bénéfices de travail-, les Programmes qui arrivent à la municipalité sans que les communautés soient consultées, en désestimant les ressources humaines locales pour être formeurs ou facilitateurs», «le retard dans le souministre des ressources financières, matérielles et humaines ce qui se traduit comme le non-accomplissement des activités programmées», «le fait de fomenter la dépendance de l´Etat», «l´interprétation politique et partisane de plusieures activités”, “les gouvernements locaux avec une présence diminuée dans les communautés, sans des espaces pour que des besoins et des propositions soient apportés». Ces circonstances sont perçues comme des obstacles, elles freinent la participation et entraînent chez les femmes de la crainte à être utilisées. Nous pensons qu´il faut poser un débat à propos du processus permanent de l´apprentissage - et donc, d´«empowerment» - et du besoin de générer des conditions favorables pour «commencer à former» le portefeuille d´actifs des femmes des secteurs populaires. Le fait de travailler le binôme apprentissage/empowerment, implique transcender mais en même temps inclure-, la considération des méthodes, des contenus, et des types de programmes de formation, leurs délais et leurs ressources. A partir de notre approche, ce qui importe est de favoriser des conditions pour générer et renforcer les actifs dans son ensemble, en considérant leur interaction et co-détermination dans le binôme apprentissage-empowerment. Dans ce sens, il y a une insuffisance intrinsèque dans les programmes qui se centrent seulement dans l´aspect éducatif, aussi bien que dans ceux qui laissent de côté l´éducation. Comme exemple de ce qui précède, d´après les femmes qui dirigent différentes expériences en Amérique Latine, les programmes qui arrivent à leurs villes devraient améliorer l´accès aux ressources financières, fournir de la formation et d´accès à l´information convenable, complète et actualisée, les orienter à propos des programmes et des projets de la municipalité, adéquater la normative à propos des certificats, permis et registres pour la production et commercialisation d´aliments destinés à la consommation humaine, améliorer les conditions de travail et la rémunération des femmes qui travaillent dans des crèches et des écoles, inclure les producteurs et productrices de la campagne dans la Sécurité Sociale, garantir la provision régulière de matière première exigée par les unités de production sociale, , etc. La liste pourrait continuer, mais elle nous donne des éléments pour évaluer la diversité, la flexibilité et l´ adaptabilité des programmes destinés à ce secteur de la population. Dans ce sens, et en considérant les plans, les projets et les programmes compris dans les politiques publiques comme distributeurs d´actifs et en même temps qui affectent la dotation d´actifs des citoyens/ennes, il s´avère fondamentale aussi de débattre sur le type de relation entre les agents de programmes et la population qui y participe. Comme conséquence, il résulte fondamentale le besoin d´identifier clairement la façon d´interagir des agents des programmes avec les participantes de façon qu´elles mettent en jeu et mobilisent leurs actifs en relation à leurs intérêts. A partir de cette approche nous affrontons de nouveau le défi de considérer les structures des programmes, les formes d´agir et la formation dont leurs agents ont besoin. Tout cela pour que les ressources économiques, les connaissances, l´information, les rapports, etc. qui entrent en jeu, soient transformés en moyens pour que les femmes avancent dans l´exercice de leurs droits. - Pereyra Sarti, Emprendimientos económicos exitosos liderados por mujeres de sectores populares, un desafío para los gobiernos locales. Ponencia para el Seminario “La arena local, un espacio para las políticas públicas de género”, Montevideo, abril de 2000. - J. Anderson, Guía Metodológica para el Diseño de Políticas de Desarrollo con Enfoque de Género en la Región Amazónica, Caracas, Tratado de Cooperación Amazónica (Secretaría Pro-Témpore), FAO-Ministerio de Cooperación Técnica de los Países Bajos, 1999. - CAMPO AC, Los Recursos de las Mujeres y cómo fortalecerlos, Guadalajara, México , 2004 - Rede Mulher de Educaçao, Os activos de las Mulheres, San Pablo, 2004. Se trata de una versión adaptada del manual original - Merz, Gabriele, Informe Anual, Caracas, Venezuela, 2006 - Angulo Lourdes, El Papel de los Gobiernos en el Desarrollo de nuestros Activos en Seminario Virtual “- Participación Económica de las Mujeres, instrumentos para influir en políticas públicas” REPEM Montevideo Uruguay, 2004 - Brouwer Jani, Martinic Sergio, Promotores comunitarios: sus aportes y dificultades, The Hague, Bernard van Leer Foundation, 1991
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