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Chers tous et toutes,
Je partage avec vous les derniers commentaires qui continuent d’arriver sur le sujet nº2 de Migrations, pour commencer aujourd’hui notre troisième Sujet, très important et lié aux deux précédents, celui de Pauvreté, Travail, Éducation et Genre. Nous remercions donc Carmen Colazo qui depuis l’Argentine envoi un commentaire du document de Fanny Gomez, Fernanda Ramos d´Almeida de Dakar, Inayatullah de Paquistan, et Sofia Valdivielso depuis les Ilex Canarias. Rappelez-vous que tous les documents, les commentaires et les apports reçus vous pouvez les trouver sur le site web www.icae.org.uy en français, en anglais et en espagnol. Tous les apports que nous avons reçus une fois le sujet fini ont été inclus seulement dans la langue originale, et vous pouvez trouver les traductions sur le Web. Le téléchargement sur le site de certains articles a un peu de retard à cause du temps nécessaire pour les traductions. C’est le cas des documents qui ont été envoyés dans le message 11. Nous avons également reçu un apport de Rashid Aderonoye de NNCAE, pour le Sujet Nº1 "Satisfaire aux besoins des pays avec une grade population de personnes analphabètes, le centre de CONFINTEA VI : Un appel du Nigeria" qui est disponible sur le web dans les trois langues. Merci à tous et à toutes. Cecilia Fernández
Commentaire de
Carmen Colazo au document de Fanny Gomez
Chers/Chères collègues, Cet excellent apport de Fanny me rappelle, en plus, la migration de professionnels jeunes et adultes qui ont des bonnes qualifications en Amérique Latine vers des pays plus développés (il y a des études très intéressants sur la « fuite des cerveaux » faits, par exemple, par Oscar Del Almo, de l'Institut International de Gouvernance de Catalogne, Espagne). Ces pertes sont irrécupérables pour nos pays, et les conséquences pour l'avenir de plusieurs des nations seront importantes (les cas de l'Équateur et de la Colombie sont paradigmatiques). Plus encore quand les programmes de rapatriement de nos Ministères de l'Éducation ne considèrent pas souvent les personnes qui ont émigrés et travaillent dans les Sciences Sociales dans d'autres latitudes, mais celles qui travaillent, notamment, dans les appelées « sciences dures » et nouvelles technologies (en plus, ils n'ont pas beaucoup d'incitation pour ces retours). Il y a peu de temps, à Cordoba, Argentine, nous avons essayé de rapatrier un chercheur sur le discours social et le genre qui réside en Europe et qui voudrait rentrer, mais il a du mal à le faire. La réponse du secteur des politiques universitaires du Ministère de l'Éducation de la Nation a été que pour l'instant le Programme de rapatriement cherche à récupérer ceux/celles qui sont consacrés/ées fondamentalement au domaine technologique. D'autre part, nous n'avons ni la suivie suffisante sur la projection sociale que ces personnes atteignent, selon leur niveau d'études, dans les pays d'accueil, ni ses possibilités de continuer là-bas leurs études et spécialisations, ou les transformations qu'ils subissent dans leurs vies familiales. L'éventail de sous-sujets en termes de migrations s'ouvre. en encore plus si on les approche depuis l'équité de genre. Amities.
Commentaire de
Sofía Valdivielso
L´intégration des migrants et des
migrantes et un impératif moral pour les pays d´accueil. Je pense
que cela est déjà très clair. Il est clair aussi le fait que
l´intégration est réalisée à différents niveaux. Au premier niveau
il s´agit de garantir les droits de l´Homme basiques tels que
l´accès au logement, au travail, à la santé et à l´éducation. Ces
droits basiques doivent être garantis par les gouvernements des pays
d´accueil, et pour cela il faut mettre en marche des politiques
publiques.A ce niveau je pense que nous sommes tous et toutes d´accord, mais si c´est seulement cela que nous faisons, nous ne sommes pas en train d´intégrer, mais d´accommoder. L´accommodation nous mène à partager le même espace physique mais il ne se produit aucun échange culturel. Le respect des droits culturels implique du dialogue entre la culture du pays d´accueil et celle des migrants et ce dialogue implique nécessairement le fait de faire explicite ce qui nous lie et ce qui nous sépare. Nous ne pouvons pas continuer à parler des droits, il est nécessaire d´introduire aussi les responsabilités des uns et des autres. Dans les dernières années des réflexions très intéressantes ont été effectuées par des femmes migrantes scolarisées en Europe (en France: Fadela Amara: «Ni putes, ni soumises». En Allemagne: Necla Kelec:«La fiancée inconnue». Un rapport dès l´intérieur de la vie des turcs en Allemagne). Dans ces publications nous trouvons les dilemmes auxquels elles se voient soumises par le fait d´avoir reçu une formation culturelle qui parfois est en contradiction avec les systèmes culturels familiers. Elles dénoncent que la mauvaise compréhension du respect à la différence nous met dans une situation de relativisme culturel où tout est accepté et permis. Elles demandent aux pouvoirs publics la prohibition de quelques pratiques culturelles qui attentent à leurs droits basiques, aussi que l´établissement quelques limites qui puissent garantir leurs droits d´ égalité de conditions avec les femmes du pays d´accueil. Elles dénoncent que ce relativisme culturel est en train de produire une double tige de mesure et des conduites que pour les habitants des pays d´accueil sont délictueux pour les migrantes qui sont affirmées dans leur identité culturelle, ne le sont pas. Ces pratiques culturelles portent atteinte aux droits des femmes et des filles (elles ne peuvent pas sortir seules, elles ne peuvent pas pratiquer des sports, elles ne peuvent pas se baigner dans les espaces publiques, elles ne peuvent pas parler avec des inconnus si elles ne sont pas accompagnées d´un homme de leur famille, elles ne peuvent pas décider avec qui se marier, etc. ). Ces pratiques sont une constante dans toutes les cultures qui ont encore une structure patriarcale, elles ne sont pas spécifiques d´une culture mais d´un système social fondé sur la subordination des femmes et des filles. Les hommes s´habillent comme les hommes du pays d´accueil, mais les femmes doivent continuer à sortir couvertes parce que selon eux, il s´agit d´un fait culturel. La culture dans ces cas-là devient un obstacle difficile à surmonter par les femmes parce qu´elles sont responsabilisées du maintien des racines culturelles de tout le système familier. Le fait d´établir un débat autour de la différence est un faux débat parce que les différences sont un fait. Le débat doit être replacé autour de l´inégalité pour faire visible ce qui jusqu´à présent n´est pas visible et pour nous aider à prendre conscience du fait que la différence est respectable et l´inégalité est intolérable.
Commentaire de
Fernanda Ramos d´Almeida
Bonjour à toutes et à tous,Tout d'abord remercier ICAE pour cette formidable initiative qui a permis d’échanger sur la question des migrations avec des approches multidimensionnelles et transversales; je proposerai, si ce n'est déjà fait, que ICAE au travers des diverses contributions et propositions qui se feraient d'ici CONFINTEA puisse avoir un document avec des propositions concrètes sur la question á présenter à confinteaVI, sur la base des propositions par continent, avec pour fil conducteur prendre en compte davantage les besoins des migrants, avoir un document-programme stratégique et opérationnel et une feuille de route pour la mise en oeuvre des recommandations de la rencontre de la société civile à proposer à CONFINTEA VI ( société civile, Institutions, Décideurs ), je propose qu'un groupe africain travaille sur la question sur la base d'un questionnaire commun ou ayant des axes spécifiques, ( femmes, jeunes, urbain/rural, pauvreté, droits humains etc....) je suis prête à envoyer des propositions afin d'avoir sur les différents thèmes ou secteurs ou axes des contributions très concrète qui alimenteraient le plan/programme stratégique et surtout opérationnel. Fernanda
Commentaire de
Inayatullah
Plusieurs de ceux qui migrent du Tiers
Monde, la plupart pour des questions de pauvreté et pour avoir une
vie meilleurs, sont analphabètes ou mal informés. Comme une question
de politique, les ministères et les départements des gouvernements
qui traitent les cas de ces personnes qui partent à l'extérieur,
devraient offrir des opportunités/ des directives pour informer les
migrants potentiels sur les questions essentielles sur les besoins
pour le voyage et pour qu'ils connaissent certaines lois, règles et
conditions des pays auxquels ils pensent voyager. PACADE - Pakistán Certaines ONG pourraient aussi collaborer avec les gouvernements dans ce but. Je voudrais savoir si certaines de ces possibilités sont déjà disponibles dans quelque pays.
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