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Commentaires de Salma Maoulidi
sur le texte de Ousmane Diadhiou
Je vous demande des excuses pour cette réaction un
peut tard. À présent je fais des travaux sur le terrain et je ne
peux suivre le séminaire que lorsque j'ai accès à l'Internet.IALLA - GEO Tanzania J'ai lu attentivement un apport de Ousmane Diadhiou pendant la première partie de ce séminaire sur l'éducation des adultes. Je remercie profondément sa synthèse de l'éducation permanente dans un contexte traditionnel et comment les enfants et les jeunes passent à travers un cercle continue d'apprentissage via un mécanisme éducatif dans des différentes étapes de leurs vies à travers leurs relations, ainsi que via d'importants rites de passage. Cependant, je voudrais attirer l'attention sur ces arguments s'ils ne sont pas mis dans la perspective appropriée et analysés par rapport à ses conséquences vis à vis du genre, de la classe, de l'ethnie et d'autres considérations. Les mots, de même que les symboles, créent des significations à partir desquelles on construit des identités. Étant donné que nous approchons l'éducation des adultes comme un outil pour le renforcement du pouvoir pour la citoyenneté active, nous devons nous demander constamment jusqu'à quel point ce que nous attribuons à l'éducation des adultes renforce le pouvoir. Comment permet-il la conscience ? Ceci dit, je voudrais me concentrer sur le déballage d'Ousmaneâ du processus d'apprentissage tout au long de la vie dans un établissement africain. Il écrit : "Dans la troisième étape il est très important : l'initiation. Celle-ci est la transition vers l'âge adulte pour toute une génération. Toutes les personnes passent cette épreuve de la circoncision pour les homes et l'excision pour les femmes. Avec la colonisation, la dernière pratique a été, et continue de l'être, très critiquée. Pourtant, elle cache plusieurs valeurs essentielles pour l'Afrique que nous n'allons pas énumérer ici." Une chose à laquelle j'ai commencé à donner la valeur est de ne pas surgénéraliser, en particulier quand on parle sur un sujet qui est non seulement très contesté mais aussi contextuel et qui nous mène dans la même piège de laquelle nous accusons les autres (dans ce cas, les européens). En effet, même si ce document parle du Sénégal, il parle du Sénégal comme si c'était toute l'Afrique ou comme si le Sénégal était homogène. À cet égard, la circoncision ou l'excision, comme ceux qui sont politiquement corrects voudraient appeler la mutilation génitale féminine, peuvent être un processus que certains jeunes africains entreprennent, mais les conséquences ne sont pas les mêmes pour les garçons et pour les filles, telles que nous pouvons écarter complètement cette critique autour de la pratique. En effet, les organes génitaux des femmes sont mutilés non pour des raisons sanitaires ou esthétiques, mais dans un but majeur, celui de les rendre sexuellement soumises et de limiter leur sexualité. Ceci est inadmissible en soi. En plus, même si l'initiation peu avoir eu un but dans une société traditionnelle, nous devons demander quelle est l'utilité dans notre contexte présent, voire oser demander si ce qui est présenté comme universel l'a été pour toutes. Si l'utilité de garder une telle pratique est de ne pas contrarier le statu quo où les hommes sont les privilégiés et les femmes les opprimées, nous devons évaluer ceci dans le contexte des droits des citoyens et des droits humains actuels. Pour mettre ceci en perspective, je viens d'une société africaine où plus de 95% de ses habitants sont musulmans. Le FGM ou l'excision sont inconnus au Zanzibar. Par contre, les hommes subissent la circoncision, mais la plupart avant les 40 jours d'être nais, ce qui coïncide souvent avec la tombée du cordon. Si ceci est retardé, il est fait avant l'âge de 2 ans afin de le faire pendant qu'ils sont jeunes pour qu'ils ne sente pas ou ne se souviennent pas de la douleur. L'initiation pour nous n'est donc pas un rite de passage dans le sens qui a pour autres garçons (ou filles) des sociétés africaines, avec des coupures physiques ou des marquages du corps, mais elle est étroitement liée à une responsabilité morale, spécialement à l'égard des devoirs religieux et sociaux, ainsi que d'hygiène, et elle est normalement marquée par la finalisation des études religieux autour de la puberté. Ceci sert, donc, pour nous rappeler que nos réalités sont spécifiées par le contexte. Donc, même s'il y a beaucoup à améliorer en ce qui concerne l'éducation formelle, le même s'applique à des contextes d'apprentissage non formel, notamment dans des endroits traditionnels, car les deux contextes ne son pas neutres mais avec des sens superposés spécifiques du genre.
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