Séminaire Virtuel de l’ICAE en vue de CONFINTEA VI
 

 

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Chers tous et toutes,

Nous sommes arrivés/ées à la fin du thème 4 et pour clôturer le séminaire je voudrais partager avec vous une analyse de la première partie du séminaire effectuée par Imelda Arana de REPEM-Colombie que je crois constitue un effort intéressant pour cette étape de finalisation. Prochainement nous partagerons aussi d’autres réflexions qui essayeront de donner une vision qui intègre les apports reçus.

Nous remercions tous et toutes pour l’intérêt, ainsi que pour le suivi du séminaire et pour les apports que vous avez partagés et que, sans doute, nous ont enrichi tous/toutes.
Ce séminaire aura comme résultat un excellent matériel d'analyse pour le Comité Directeur de l'ICAE qui, la semaine prochaine, aura un Séminaire Thématique avec des collègues experts dans les sujets traités, qui sera sans doute une nouvelle étape vers l’élaboration d’agendas régionales et globales vers Confintea VI.

Nous profitons également cette occasion pour annoncer qu’il y a de nouveaux documents sur les différents thèmes que viennent d’arriver et que pour des raisons d’organisation du programme n’ont pas pu être inclus dans ce séminaire.
Ils sont disponibles, pour l’instant dans la langue dans laquelle ils sont arrivés, sur le Web de l’ICAE, www.icae.org.uy, et prochainement vous pourrez trouver leurs traductions.
Ils sont les suivants :

Thème 1 sur l’alphabétisation :
Gender, Literacy and Women´s Empowerment in India: some issues” par Malini Ghose - NIRANTAR - New Delhi Inde. (Pour l’instant seulement en anglais)

Thème 2 sur Migration et Éducation des adultes : “Migration and Adult Education” par William Gois, Coordonnateur Régional du Forum des Migrants en Asie (pour l’instant seulement en anglais)

Thème 3 sur la Pauvreté :
“THE STATUS-Poverty, Work, Education and Gender” par Jack Shaka de Nairobi, Kenya (pour l’instant seulement en anglais)

Thème 4 sur Financement :
“Calls for explicit Legislative and Financing frameworks for Adult Education Elicit Lukewarm Audience; a justification for debate and strategy shift?” par Jjuuko Robert, IALLA III Graduate - Uganda Adult Education Network, Kampala Uganda (pour l’instant seulement en anglais)

Amitiés à tous et toutes


Cecilia Fernández



 

Apprécier les expériences obtenues en vue d'une action  convaincante vers des solutions de fond

Imelda Arana Sáenz 
REPEM - Colombia

 
À ce moment du débat il est encourageant d’observer les connexions qui s’établissent entre les sujets abordés, et même si l’on n’a pas encore lu les travaux centraux sur le dernier sujet, celui-ci a déjà commencé à être abordé de façon tangentielle dans plusieurs travaux et commentaires qui ont circulé jusqu'à présent. Je ne vais donc pas faire de commentaires sur aucun des textes en particulier, mais je voudrais partager quelques réflexions que j’ai eus pendant le processus du débat.

1. Le sujet de l’éducation des adultes est étroitement lié à la pauvreté et les deux sont des maux endémiques du modèle de société humaine construite jusqu’à présent. L’existence d’adultes analphabètes ou qui n'ont pas fini les processus éducatifs qu’ils ont dû finir avant de devenir adultes montre déjà que quelque chose a échoué pour ces personnes et que ce ne sont pas nécessairement des échecs à eux. Il est indiscutable que c’est la société qui les a laissé tomber car elle n’a pas créée les conditions favorables pour que, «dans les mêmes conditions», ces adultes pouvaient faire face aux défis que la scolarité impose car, certainement, avoir du succès dans n’importe quel type d’éducation formelle, cernée à des contenus, des temps, des espaces et des modèles standardisés pour la société exige, et a toujours exigé à travers le temps, des sacrifices auxquels pas tous et toutes ne veulent ou ne peuvent se soumettre.

Ces personnes qui à l'âge adulte doivent compléter ou cherchent à compléter leur éducation formelle en même temps qu’ils font les fonctions propres de leur âge (des activités productives, l’exercice citoyen, du service social, la garde des personnes plus faibles, etc.), doivent faire face à des situations d’inégalité par rapport à leurs pairs. La plupart de ces personnes sont des personnes qui, dans tout le monde, ont affronté des situations de pauvreté, dans les termes signalés, parmi d’autres, par Ana Agostino et Julia Preece dans leurs travaux, des systèmes éducatifs qui les excluent ou indifférents aux particularités individuelles, qui les ont laissées simplement de coté, des conditions socioculturelles violentes et castratrices de la possibilité, la volonté et l’envie de savoir, des contextes idéologiques discriminatoires, ségrégationnistes et exclusifs. Des conditions qui sont toutes immergées dans le modèle de société et de civilité politique dominantes.

Dans les conditions actuelles, s’alphabétiser est accéder à l’abc auquel d’autres sont déjà arrivés, et s’éduquer comme une personne adulte est solutionner des processus déjà finis pour d’autres. Étant donné que dans plusieurs régions du monde plus de 60% de la population se trouve dans ce besoin (dans d’autres un peu moins), la tâche est monumentale et doit être assumée de façon collective, avec des faits depuis tous les agents de l'action sociale, incluant les mêmes personnes affectées mais, vu qu’il s’agit de faire face à un problème endémique, il y a des niveaux de responsabilité et de conduite. Les centres du pouvoir économique et politique, tant locaux que nationaux et mondiaux, sont les premiers sujets de responsabilité et ceux qui peuvent agir plus efficacement vu qu'ils ont le contrôle des ressources nécessaires pour commencer les actions de fond et de transcendance. Les membres de l’ICAE, de l’Institut d’Apprentissage tout au long de la vie de l’UNESCO et d’autres acteurs dans le domaine de l’éducation ont déjà assez avec leur travail de faire conscience sur le sujet dans tous les domaines sociaux, de convoquer les volontés et de diffuser la réalité que la communauté internationale affronte quant aux absences, aux manques et aux échecs dans l'action pour l'éducation.      

Des réflexions et de l’analyse du séminaire on conclut l’urgence de redresser le modèle de société régnant comme une affaire de l'humanité et de la société des nations en particulier ; en vue de ceci la société civile doit, nécessairement, apporter des initiatives, avoir des incidences et faire pression. Ceci seulement permettra que les progrès dans la réussite de l’alphabétisation, dans l’augmentation d’offres d'apprentissage significatifs pour la population adulte et dans la réussite des objectifs de l’EPT contribuent de façon indicative à l’élimination des situations de retard scolaire et à la fermeture de la brèche culturelle existante entre les personnes, les pays et les régions. 
       
2. L’éducation en tant que Droit Humain, universel et inaliénable est un objectif à être encore accompli.  

De ce qui a été discuté jusqu'à présent dans notre séminaire on conclut également que l'éducation n'a pas été un bien universel et inaliénable pour toute l'humanité car on peut affirmer que, à l'exception de l'Europe, les systèmes éducatifs dans le monde ont établi des différences pour l'accès, la qualité et la temporalité selon la classe ou le niveau social, le genre, l’ethnie, l'origine et d'autres différences sociales.

Il est clair qu’il y a un système éducatif pour des secteurs favorisés et un autre pour le reste, c’est-à-dire, pour ceux qui, pour diverses raisons, sont «exclus». Pour les premiers, il s’agit que l’éducation leur permette non seulement de jouir des biens culturels construits socialement mais, fondamentalement, d’avoir les bases pour l’accès aux derniers développements de la science et la technologie et l’exercice du pouvoir; pour le reste, ce qu’ils puissent «réussir» après les efforts personnels, des actions communautaires et collectives des communautés sociales, des l’incidences que celles-ci  réussissent à avoir et de la mission de certains organismes internationaux ; et tout ceci après des énormes efforts en vue de petites réussites. 

Les efforts pour que dans les prochaines années  2015?  on réussisse à fournir l’abc et la formation de base à 800 millions d'adultes environs qui ne savent ni lire ni écrire, à un minimum de 70 millions d'enfants en âge scolaire qui vont encore à l'école et à ceux qui tout en étant scolarisés, ne reçoivent pas de conditions favorables pour y rester seront grands, et ceci impliquera seulement leur fournir les apprentissages de base pour qu’ils puissent se placer et s’entendre avec leurs pairs dans le monde, la lecture et la compréhension des signaux, la formation pour le travail pour qu’ils obtiennent des emplois informels mieux rémunérés, l’accès à certaines technologies de base, la participation communautaire et politique aux niveaux locaux; c’est-à-dire, «ce qu’ils puissent atteindre» dans un monde qui se transforme de façon accélérée.

Nous nous trouvons face à une exclusion de l’accès aux droits fondamentaux d’un grand nombre d’habitants de la planète; d’abord le droit à l’éducation, considéré par toutes les législations nationales et internationales l’un des premiers car il fait référence à un droit auquel il faut avoir accès depuis l’enfance et, avec ceci, la possibilité de jouir de la plupart des autres droits tel qu’il a été signalé depuis la Confintea V.

L’agenda qu’il faut créer vers la Confintea VI devra considérer des aspects clé d’une action mondiale des agents de pouvoir, avec les possibilités que l’action des organisations de la société civile puisse offrir en alternatives et en expériences novatrices qui facilitent les politiques et les programmes qui seront adoptés pour l’avenir.  

 
Voir les données du Paquet de planification de la Semaine de l’Action Mondiale pour l’Éducation 2008


 

 

 


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