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7ème FORUM SOCIAL MONDIAL : NAIROBI – 20 AU 25 JUIN, 2007
7ème FORUM SOCIAL MONDIAL : NAIROBI – 20 AU 25 JUIN, 2007
Par Fanny Gómez Le 7ème Forum Social Mondial a été inauguré le 20 janvier avec la marche qui a culminé au parc Uhuru de Nairobi, la capitale du Kenya, sous la devise: “Luttes du peuple, Alternatives du peuple : Un autre monde est possible”, où des activistes kenyans ont dit : « Nous disons au monde et en particulier aux gens riches en Amérique et partout qu’au lieu de lutter et d’acheter des armes, ils peuvent apporter de la nourriture et de l’eau, de l’eau propre aux femmes des petits villages, voire de la périphérie des villes » et « Le Forum Social Mondial est pour donner la voix à ceux qui ne l'ont pas et pour dire à ces personnes en Suisse que c'est celui-ci le monde que nous voulons créer, un monde qui doit être là, l'autre monde est possible. Un monde où la justice sociale, l’égalité, les droits soient exercés ». Le Forum a eu lieu juste avant le Forum Économique Mondial de Davos, en Suisse.
À partir de l’habituelle consultation réalisée pour ce Forum en juin et en juillet 2006 entre les organisations et les personnes intéressées au Forum, 9 objectifs ont été identifiés, autour desquels les activités proposées par les organisations participantes au FSM ont été organisées. Les voici : 1. Construire un monde de paix, de justice, d’éthique et de respect par les diverses spiritualités ; 2. Libérer le monde de la domination du capital multinational et financier ; 3. Assurer l’accès universel et soutenable aux biens communs de l’humanité et de la nature ; 4. Démocratiser la connaissance et l’information ; 5. Assurer la dignité, la défense de la diversité, tout en garantissant l’égalité de genre et en éliminant toute forme de discrimination ; 6. Garantir les droits à l’alimentation, aux services sanitaires, à l’éducation, au logement et au travail décent ; 7. Édifier un ordre mondial fondé sur la souveraineté, l’autodétermination et les droits des personnes ; 8. Construire une économie soutenable centrée sur les personnes; 9. Édifier des vraies institutions politiques démocratiques avec la totale participation des personnes en ce qui concerne la prise de décisions et le contrôle des affaires et des ressources publiques. Ce Forum a présenté une nouveauté importante : les trois premiers jours ont été disponibles pour les activités autogérées par les nombreuses organisations qui y ont participé, et le quatrième jour a été consacré à 21 grands forums entre des articulations, des luttes, des convergences, des campagnes et des agendas en commun afin de se mettre d'accord sur une "Proposition d'Action" sur 21 sujets pour les Journées Mondiales de mobilisation qui se dérouleront en janvier, 2008, ainsi que d’autres pendant cette année-là, où le Forum Social Mondial n’aura pas lieu comme tel. “La grande force du Forum Social Mondial réside en son caractère nouveau. Il s’agit d’une initiative de la société civile émergente de toute la planète qui vise à apprécier les pratiques de lutte et de participation citoyenne dans les différentes sociétés, et qui cherche á donner une dimension mondiale aux propositions que de là surgissent », dit Cándido Grzybowski, un autre des cofondateurs du Forum qui fait partie du Secrétariat Brésilien. Qu’est-ce que nous avons obtenu à Nairobi ?, à quoi un autre Forum Social Mondial a été utile ? Le Forum Social Mondial 2007 déjà fini, c’est un bon moment pour parler de certains de ses résultats : · Le Forum a réussi à réunir, pour la septième fois, des différents mouvements sociaux du monde entier dans la recherche d’un monde meilleur, une réussite de laquelle nous devons nous réjouir encore une fois. Les trois premiers Forums, en 2001, 2002 et 2003, ont eu lieu à Porto Alegre ; en 2004 il a été déplacé vers la ville de Mumbai, en Inde, en 2005 il est rentré à Porto Alegre et en 2006 un forum Polycentrique a eu lieu à trois points différents : à Caracas (Venezuela), à Karachi (Pakistan) et à Bamako (Mali). · La réalisation du Forum à Nairobi a été fondamentale. Le Brésilien Chico Whitaker, un des cofondateurs du FSM, a affirmé dans une interview pour le journal « La Jornada » que l’arrivée du Forum Social Mondial en Afrique avait été une grande victoire, car on avait « surmonté un grand nombre d’obstacles et de résistances », ce qui a fait que les organisateurs se sentaient « très gratifiés ». Il a reconnu que le septième forum avait eu des déficiences et des manques, mais que tous devaient en tirer des leçons pour l’avenir, bien qu’aucun ne pourrait noircir les réussites fondamentales de l'événement, dont la principale a été l'implication des pays africains dans les actions collectives de la lutte mondial contre la globalisation néolibérale. « Le continent africain commencera à vivre une nouvelle histoire à partir des relations que l’on a établies ici ». · Pendant ces six jours de travail on a développé 1 200 activités environ, et on a eu la présence de personnalités comme les prix Nobel Desmond Tutu, Shirin Ebadi et Wangari Mathai, l’ex-première dame française Danielle Mitterrand, et Mary Robinsson. · Une autre réussite a été la participation. Combien des gens y ont participé ? Le chiffre officiel n’a pas été confirmé. Certains parlent de 10 à 15 mille personnes, mais d’autres affirment qu’il y avait 70 000. Mais le chiffre n’est pas si important, bien qu’il reflète la difficulté ou le manque d’intérêt des nombreuses organisations à assurer leur présence dans des rencontres comme celle-ci. Les raisons sont économiques, mais peut-être aussi parce que l’on doute des résultats possibles. · Les activités auto organisées du FSM et celles co-organisées par les responsables africains ont culminé après plusieurs expositions qui mettent en évidence une perception similaire de la situation actuelle dans toutes les latitudes : le capitalisme néolibéral mène non seulement aux pires injustices que l’humanité a connues, mais aussi à la destruction même de la vie sur la planète. Cependant, le Forum ne peut pas, comme tel, et à cause de ses principes, prendre des initiatives concrètes pour retourner cette situation. · Malgré les objectifs positifs du Forum, le fait de s’être développé dans un continent qui a des gros problèmes, et dans une ville avec des milliers de personnes pauvres qui a une des ceintures de misère la plus importante de l’Afrique, la participation des "gens pauvres de Nairobi" a été minime. Pourquoi ? À cause du coût d’inscription (7 dollars pour les africains revient au salaire d’une semaine), des repas et de la distance ; le Forum Social Mondial a-t-il laissé les pauvres de côté… ? Celles-ci ont été des questions des personnes de Nairobi qu’on a entendues au Forum. · Mais aussi… La grande variété de langues, de musique, de couleurs, d’odeurs, de brochures, de devises (parfois opposés) et de visages qui accroissent la sensation de confusion représentent en même temps un chant d’espoir à la vie et une visualisation de luttes et d’actions alternatives. · Le FSM à Nairobi a été, cependant, beaucoup plus qu’une grande fête africaine. Pendant ces 5 jours on a traité des sujets cruciaux comme celui du pouvoir, tant du pouvoir patriarcal qui subordonne et ne permet pas voir l’apport des femmes à la société et qui s'approprie de ses corps leur empêchant de décider sur eux des aspects si importants comme la reproduction et la jouissance sexuelle... que du pouvoir des armes, qui mène à des guerres absurdes, ou les pouvoirs des grandes corporations économiques qui gênent la souveraineté alimentaire, le commerce juste et équitable et les politiques de promotion de la justice économique. · Les 90 propositions d’action fondamentales qui ont surgi des 21 grands forums du 4ème jour, et qui commencent à se répandre sur l’Internet, n’ont été ni débattues ni approuvées par le forum en tant qu’entité, et elles ne constituent pas non plus un plan d’action du Forum Social Mondial, qui d’ailleurs ne l’a pas, a affirmé Chico Withaker, et il a ajouté : L’accord adopté vu la nouvelle mécanique approuvée a été que celle-ci obligerait uniquement ceux qui l’ont proposée et que les groupes d’organisations doivent les faire valoir dans les prochains mois. Quelques impressions de la quotidienneté du Forum Aux environs du Stade Kasarani, le site de réalisation du Forum, on prend conscience du « chaos organisé » que représente le Forum. Au milieu d’un marché d’artisanat, de saris indiens, de vêtements traditionnels africains, d’eau, de fruits et de repas, de slogans, de propositions, de la musique de différents endroits, de danses, nous trouvons des marches qui parcourent les alentours du stade. À une marche en faveur des droits de la population adivasi en Inde suit une autre « contre les fondamentalismes » faite par nous les femmes, qui réclamons d’ailleurs le droit à décider pour nous-mêmes sur nos corps et qui exigeons des droits sexuels et reproductifs. Mais ce qui prédomine c’est un marché d’idées, de concepts et d’expériences alternatives, depuis les plus radicales jusqu’aux plus modernes et étonnamment conservateurs. De même que sur n’importe quel marché, il y a des stands de mouvements sociaux, d’agences de coopération, d’églises, de communautés religieuses, voire de groupes Provie. Le guide d’activités, assez gros, contient les sujets des ateliers spécifiant s’ils auront ou non la traduction, ce qui exclut déjà certaines personnes de ces débats. Quelques ateliers ont la participation de conférenciers reconnus et ils ont lieu dans des grandes espaces, tandis que des personnes anonymes racontent leurs propres expériences dans des endroits plus petits. Quand on traverse la ville vers ou depuis le stade, face à tant de gens qui marchent sans cesse dans les rues, on se demande : Est-ce que ces gens savent sur la réalisation de ce Forum ? Ou: les gens de Kibera, un des quartiers les plus grands et à forte densité de population de Nairobi, habité par 1 000 000 de personnes qui n’ont pas l’accès aux services sociaux fondamentaux, à peine à l’eau et sans égouts, est-ce que ces gens participent au Forum ? Ce va-et-vient de tous les jours au stade permet d’apprécier les grandes disparités de cette ville, comme un symbole de celles du monde entier. Des zones marginales qui vivent avec des grands bâtiments et des hôtels et des résidences de luxe. Ces inquiétudes sont accompagnées par des sentiments d’espoir vécus dans ces petits ateliers où des personnes de races, langues et origines différents partagent des expériences et des inquiétudes et montrent des actions alternatives sur des problèmes qui concernent toute l’humanité. Des petits ateliers où des personnes, ayant des accords et des contradictions, partagent la sensation d’être accompagnées dans la construction de cet autre monde qui non seulement est possible, mais nécessaire. Un incident violent est arrivé dans le Complexe Sportif « Moi », aux alentours du stade et en face des vitrines des hôtels cinq étoiles Norfolk et Windsor Golf et Country Club qui, inexplicablement, s’y étaient installés (la plupart des marchands étaient des petits commerçants), quand un groupe d’enfants ont commencé a crier « nous voulons à manger », se jetant entre les tables où les participants au forum mangeaient, qui sont partis en courant pendant que les serveurs expulsaient les enfants. Ce qu’il faut garder de tout ceci est l’illusion et l’énergie des mouvements sociaux d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine, la solidarité des gens de différents endroits et le désir de construire un monde plus humain parmi des gens ayant des idéologies, des religions, des spiritualités, des cultures et des conditions sociales si différentes.
Et où était REPEM ?
Avant le Forum, du 17 au 19 janvier, l’Assemblée Mondiale du Conseil International d’Éducation des Adultes – ICAE a eu lieu. LE DROIT DES ADULTES A APPRENDRE : CONVERGENCE, SOLIDARITÉ ET ACTION. Pendant l’assemblée, REPEM a participé à des différents ateliers comme membre de l’ICAE, en faisant des apports pour leur réalisation : • Citoyenneté pleine et active : combien contribue l’EA au processus de démocratisation ? avec la participation de Ximena Machicao, Coordonnatrice Générale du Réseau • L’éducation des adultes et l’économie solidaire, avec la coordination d’Iliana Pereira • Résolution de conflits, paix et droits de l’homme, avec la coordination de Fanny Gómez. Les délibérations dans les ateliers ont tourné autour de l’égalité, l’éradication de la pauvreté, la justice de genre, la reconnaissance des besoins et des contributions particulières des peuples indigènes, des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels, des handicapés, des émigrants, des femmes, des jeunes, des minorités ethniques, parmi les groupes historiquement défavorisés, mettant en relief la contribution spécifique de l’éducation des adultes dans les processus de dépassement des discriminations. À partir de ses débats, chaque atelier a élaboré une série de recommandations qui seront utiles comme un facteur de production pour le futur Plan Stratégique de l’ICAE et qui seront publiées sur le site Web de l’ICAE prochainement. Au même moment de la réalisation de l’Assemblée de l’ICAE se sont développés les Dialogues Féministes, qui ont eu la participation de Ximena Machicao. Il y a des informations en détail sur ces Dialogues disponibles sur le Web de l’Articulation Féministe Marcosur à propos des documents débattus comme « Une critique à la démocratie », « Un espace interactif pour des féministes », « La charte de principes féministes pour les féministes africaines » parmi d'autres, qui donnent une idée des débats. Pendant le Forum nous avons participé principalement à 3 espaces thématiques : a) Éducation, pendant lequel nous avons participé aux ateliers programmés par l'ICAE et en coordination avec le Forum Mondial d'Éducation nous avons proposé le Plan d'Action pour l'an 2008 et b) Économie Alternative, dont le Plan d’Action pour l’an 2008 a été débattu avec Ripes. c) Luttes des femmes Ces documents seront publiés prochainement sur LE RÉSEAU VA. 7ème ASSEMBLÉE MONDIALE DU CONSEIL INTERNATIONAL D’ÉDUCATION DES ADULTES ICAE Nairobi, Kenya. Par Marcela Mazzei La 7ème Assemblée mondiale de l’ICAE a été effectué avec succès du 17 au 19 janvier 2007, à l’Hôtel Panafric : « LE DROIT DES ADULTES A APPRENDRE : CONVERGENCE, SOLIDARITÉ ET ACTION » Avec la présence de plus de 300 participants, des représentants d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine, d’Amérique Centrale et les Caraïbes, d’Europe, d’Amérique du Nord et de la Région Arabe, 3 jours de plénières, d'ateliers, d'élections, d'hommages, des réunions et de beaucoup de travail, commencés le 17 janvier à 8h30 avec les mots d’ouverture de Paul Belanger (Président de l’ICAE) Babacar Diop (Vice-président de l’ICAE pour l’Afrique) et Celita Eccher, Secrétaire Générales de l’ICAE se sont déroulés. L’événement a inclus deux plénières : « Révisant le travail de plaidoirie de l’ICAE dans les contextes globaux et régionaux. La responsabilité de l’état par rapport à l’éducation des adultes » et « Présentation et débat sur la Traduction Culturelle », cette dernière présentée par le Professeur Boaventura de Sousa Santos de l’Université Populaire des Mouvements Sociaux, Portugal. Il faut remarquer l’excellente Table de Controverse : L’éducation des adultes - culture ou structure ? Ou culture et structure ? Où doit le mouvement concentrer ses énergies ? À réussir à ce que le travail d'autres mouvements sociaux soient influencés par les apports de l'éducation des adultes ou dans un apprentissage structuré ? Quels sont les risques et les possibilités de chacune des stratégies ? Ces questions et beaucoup d’autres ont été posées par le facilitateur Sergio Haddad et par le public aux panélistes : Maria Khan (Secrétaire Générale d’ASPBAE), Alan Tuckett (Directeur de NIACE), Pedro Puntual (Président de CEAAL), Sturla Bjerkaker (Secrétaire Général de VOFO) et Jennifer Chinela (Directrice Exécutive de PAF). Douce ateliers thématiques ont été réalisés le 17 et le 18 : Abordant les stigmates et la sexualité : les défis de l’éducation des adultes autour de la pandémie du VIH/SIDA ; Environnement, Écologie et Développement Soutenable ; Citoyenneté Pleine et active et éducation des adultes : la contribution de l’éducation des adultes afin de favoriser la participation des citoyens à la gouvernance et à la démocratisation ; Migration et diversité culturelle ; L’alphabétisation des adultes pour le renforcement de pouvoir : Définition de l’agenda politique de l’ICAE ; Utilisation des Accords Internationaux pour Favoriser des politiques éducatives meilleures ; L’éducation des adultes et l’économie solidaire / l’économie sociale ; Résolution de conflits, paix et droits de l’homme ; Mouvements d’éducation des adultes et mobilisation ; L’éducation des adultes ; organisation et financement ; Genre, Pauvreté et éducation ; Financement de réseaux mondiaux d’appui en éducation des adultes Une conversation ». Tout au long de ces deux jours intenses de présentations et de débats, les participants se sont enrichis mutuellement. Ils ont partagé leurs points de vue, leurs désirs, leurs défis, et ils ont élaboré des recommandations pour le Plan Stratégique de l'ICAE 2007 - 2010. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ICAE L’Assemblée Générale a eu lieu le 19 janvier et elle a élu les autorités suivantes :
Président :
Paul Belanger Un rapport détaille de l’Assemblée est en préparation. Il sera disponible sur le site Web de l’ICAE www.icae.org.uy prochainement. Les activités de l’ICAE ne se sont pas arrêtées après son Assemblée. Elles ont continué dans le 7ème Forum Social Mondial qui a eu lieu à Kasarani, Nairobi – Kenya, du 20 au 25 janvier. Le 4ème jour du FSM (le 24 janvier) cette année a changé le processus du FSM de « Espaces Thématiques » pour « Objectifs pour l’Action ». L’idée était de renforcer les luttes, les actions et les alternatives et qu’elles étaient visibles. Ce jour-ci a été le moment pour que les mouvements sociaux présentaient leurs propositions d’action débattues pendant les trois premiers jours du Forum. Les propositions d’action ont été les réflexions débattues pendant les activités auto organisées, qui se sont coordonnées avec les différentes organisations, campagnes, luttes et alternatives. Le 4ème jour a été divisé en trois parties : Le matin, deux périodes pour des réunions et des assemblées auto organisées L’après-midi, 21 grand Forums de lutte, alternatives et actions. Les sujets d’action étaient : 1. L’eau 2. Les institutions Nationales, internationales et démocratie 3. La paix/la guerre 4. Le logement 5. La lutte des femmes 6. La dignité/diversité humaine/discriminations 7. Les Droits de l'Homme 8. La jeunesse 9. La sécurité alimentaire / la réforme agraire 10. Le labour 11. L’éducation 12. L’environnement et l’énergie 13. La santé 14. Connaissance / Information/ Communication 15. La dette 16. Les migrations 17. Le libre échange 18. La culture 19. Les corporations transnationales 20. L’enfance 21. L’économie alternative
Veuillez trouver ci-dessous des Propositions d’Action sur le Sujet
ÉDUCATION : PROPOSITION POUR L’ACTION – LE DROIT À L’ÉDUCATION 7ème FORUM SOCIAL MONDIAL : Kasarani - Nairobi, 24 janvier, 2007 Parce que le droit à l’éducation est un droit fondamental, une condition requise pour tous les autres droits ; Parce que toutes les femmes et les hommes ont le droit et la responsabilité de renforcer leur propre pouvoir, le droit à être des citoyennes et des citoyens créatifs ; Parce que toutes nos luttes pour la justice de genre, pour la santé pour toutes et tous, contre toute forme de discrimination y inclus l'homophobie et le racisme, pour le développement soutenable, pour les droits des migrants et des populations déplacées ne pourront avoir du succès qu'à travers la créativité et la solidarité de chacun/chacune et de toutes/tous les femmes et les hommes, ce qui constitue un défi de l’apprentissage tout au long de la vie ; Parce que ni les ODM ni les compromis préalables réalisés pendant les conférences et les sommets des Nations Unies dans les années 90 ne pourront être atteints sans la mise en pratique du droit universel à l’éducation ; Parce que la voix des étudiants, y inclus celle des adultes et ses mouvements, a besoin d’être entendue ; Parce que nous savons que l’autre monde possible que nous sommes en train de construire à travers tous nos mouvements a besoin de citoyens informés et actifs ; Parce que la privatisation de l’éducation va contre l’exercice du droit universel à l’éducation ; ni la santé ni l’éducation ne peuvent être des marchandises dans un marché libre ; Tous les mouvements de l’éducation ont besoin de travailler ensemble et de faire plaidoirie conjointement avec tous les mouvements sociaux en vue du plein exercice de notre droit à l’éducation : · Droit des enfants à l’enseignement primaire et secondaire universel, gratuit et obligatoire, à une éducation de qualité, par conséquent, à l’éducation permanente des maîtres/maîtresses. · Droit des jeunes et des adultes à l’éducation de base et à exercer leur droit à une éducation importante tout au long de leur vie. · Droit des personnes à réclamer une éducation post-secondaire et un système universitaire qui réponde aux objectifs universels de l’enseignement supérieur, aux demandes culturelles, sociales et économiques des sociétés et aux aspirations de ses populations. Nous avons besoin de renforcer nos réseaux en tant qu’espaces de dialogue parmi de différents modèles d’éducation et dans leur rôle d’éducation pour la solidarité humaine. Nous réclamons que les six objectifs de EPT soient mis en pratique, insistant sur une éducation de qualité pour tous et pour toutes. Nous invitons tous les mouvements sociaux et les divers mouvements de l’éducation à se joindre à la Campagne Mondiale pour l’Éducation et à ses activités de mobilisation (la Semaine d’Action Globale en avril ; à se joindre au Jour Mondial de Mobilisation du FSM en janvier 2008 ; à l’Assemblée Générale de la CME en janvier 2008) ; à la Campagne Mondiale de Plaidoirie pour la EPT pour l’accomplissement des objectifs de EPT ; au Forum Mondial d’Éducation (sa proposition d’une mobilisation spéciale la troisième semaine du mois de novembre favorisant des alternatives aux politiques néolibérales et pour un software libre), et à l’ICAE dans la préparation de CONFINTEA VI. Signé par :
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