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Chers/éres
amis/ies,
Je voudrais partager
avec vous la lettre ci-dessous
que nous venons de
recevoir de Don Bonyo,
diplômé de l'Académie du
ICAE pour l'éducation
tout au long de la vie
et le plaidoyer,
Programs Manager du
DARAJA CIVIC INITIATIVES
FORUM en ce qui concerne
le Sommet de la Société
Civile qui se tiendra
avant la Conférence
régionale préparatoire
du CONFINTEA VI en
Afrique.
Cordialement,
Marcela Hernández
ICAE
Chers militants EPT,
Au nom du équipe de
travail avant CONFINTEA
VI, de la Coalition
Elimu Yetu, nous
envoyons des salutations
dés Kenya.
Il est exactement un
mois à la pré-CONFINTEA
VI Conférence régionale
africaine qui se tiendra
à Nairobi, Kenya et des
plans sont à un stade
avancé à Kenya, en vue
d'accueillir la
Conférence. Le Ministère
de l'éducation du Kenya
par le biais de la
Direction générale des
adultes et formation
continue est à la tête
du processus de
planification en
collaboration avec le
bureau de l'UNESCO à
Nairobi. La Coalition
Elimu Yetu et ANCEFA
sont membres du comité
de planification
représentant les
organizations de la
société civile. D'autre
part, la Coalition Elimu
Yetu a également mis en
place un comité pour
planifier le Sommet de
la société civile en
Afrique, pré-CONFINTEA
VI, qui se tiendra entre
le lundi 3 Novembre et
mercredi 5 Novembre 2008
à Nairobi.
Sachant que toutes les
OSC ne fera partie du
respectif délégations
gouvernementales à la
conférence régionale;
Consciente que pas tous
les pays africains ont
fait des conférences
nationales pour valider
les rapports nationales,
et également conscient
que de beaucoup de OSC
dans le continent ne
dispose d'aucune
information en ce qui
concerne le processus de
développement et de la
synthèse du rapport de
CONFINTEA VI de
l'Afrique, la Coalition
Elimu Yetu estime qu'il
est opportune de
convoquer le Sommet de
la société civile de
l'Afrique avec
l'objectif principal de
consolider la position
de la société civile sur
tous les domaines
thématiques prioritaires
au cours de la pré-conférence
regionale de CONFINTEA
VI à la Region Afrique.
L'objet de cet e-mail
est à ajouter notre voix
à la va-sur la
communication entre les
acteurs de la société
civile en Afrique et au-delà
en ce qui concerne la
CONFINTEA VI. Cet e-mail
sert plus le but
d'informer tous les
autres réseaux de l'EPT
et des partenaires, qui
la Coalition Elimu Yetu
envoyerà régulièrement
mises à jour, a les OSC,
en ce qui concerne les
plans, programs et
autres arrangements au
Kenya en ce qui concerne
la prochaine conférence
régionale.
Pour le Sommet de la
société civile en
Afrique, nous voudrions
savoir votre opinion à
ce sujet, en particulier
dès OSC qui ne peut pas
participer dans leur
delegation
gouvernemental respectif,
mais qui pourron encore
se rendre à Nairobi pour
le Sommet de la société
civile, ceux qui ne sont
pas en mesure de venir
mais qui voudrions faire
des présentations/
contributions par e-mail
ou tout autre canal
possible, et ce que nous
avons besoin de
stratégies à mettre en
place à l'avance pour
veiller à ce que la
société civile est une
représentation adéquate
dans la conférence
conduit par l'UNESCO et
que la session des OSC,
dans la même conférence
est fendu de
suffisamment de temps
dans le program.
Nous espérons vos
réponses et de bien
vouloir copier toutes
les communications à la
Coalition Elimu Yetu, à
cette e-mail: info@elimuyetu.net.
L'officier en charge de
le Secrétariat de Elimu
Yetu est Mme Isabella
Osoro qui vous envoyerá
régulièrement des mises
à jour et, en même temps,
répondre à vos demandes
de renseignements.
Merci de partager cette
communication avec
d'autres coalitions EPT
/ réseaux dans le
continent ..
Cordialement,
Don Bonyo
Programmes Manager
--
DARAJA CIVIC INITIATIVES
FORUM
Langata Rd, Child
Welfare Society of Kenya
Building, 1st Flr.
P O Box 6570-00100
Nairobi, Kenya.
Telefax: (020) 60 36 90
Cell Phone Nos: +254 720
299100 & 734 950877
Website:
www.darajacif.org
--
Réunion Régionale
Préparatoire vers la
CONFINTEA VI. Mexico DF.
Septembre 2008.
-Information d’intérêt
sur la Réunion Régionale
Préparatoire vers la
CONFINTEA VI
-UNESCO-ONU- Éducation
des jeunes et des
adultes : Mexico,
septembre 2008 vers le
Sommet de Belem do Para
: Brésil 2009.
Synthèse des exposés de
la Table ronde sur
l’Éducation bilingue
(Luis E. Lopez et
d’autres).
La Table ronde
préparatoire sur «
Éducation bilingue » a
fait savoir que la
région est habitée par
40 millions de personnes
parmi lesquelles règne
la diversité. En
Amérique Latine et aux
Caraïbes on parle entre
500 et 700 langues
différentes, y compris
le castillan et le
portugais. L’hybridation
culturelle est la règle
de la région.
Il y a 700 peuples dont
seulement 100 sont
séparés par des
frontières nationales,
car un territoire
américain peut héberger
deux ou trois peuples,
traversés par des
frontières des pays. Ces
peuples partagent
diverses formes de vie
et manières
d'interpréter le monde.
Egalement, la plupart
des cultures originaires
ont une civilisation
fondée sur le concept du
« bon vivre ».
On ne parle pas
seulement de territoires
isolés, de peuples
indigènes éloignés des
villes, mais aussi des
gens qui habitent des
grandes villes, par
exemple, la communauté
mapuche en Argentine ou
la communauté Maka au
Paraguay.
Le grand défi, donc, est
de répondre à la
question : Comment
assurer l’éducation dans
un contexte d’une telle
diversité ? Comment
obtenir un processus
éducatif différent au
processus formel
d’éducation connu dans
les écoles monolingues ?
Le processus
d’apprentissage pour
toute la vie des peuples
originaires mérite, sans
doute, une attention
spéciale, tant pour
sauver les langues que
pour considérer le
processus d'introduction
d'une deuxième langue
dans l'éducation
formelle.
Il est également
important de souligner
la différence entre le
registre symbolique et
celui idéologique qui se
produit dans chaque
processus culturel, car
la conception du monde
de chaque culture, qui
est reflétée dans sa
langue, est différente.
Nos sociétés ont des
connaissances
différentes. La richesse
sociolinguistique de
l’Amérique Latine est
spéciale, et nous devons
prendre conscience que
le castillan, l'anglais
et le portugais ne sont
que trois langues parmi
une grande quantité.
Les taux
d’analphabétisme
augmentent parmi la
population de peuples
originaires et les
personnes qui parlent
une langue non standard
de la région. La variété
de monolinguismes, de
bilinguismes et de
plurilinguismes est
remarquable. En effet,
il existe divers
mosaïques culturels
entre des
monolinguismes, des
passages par des
bilinguismes et des
plurilinguismes, avec
des diverses
appropriations des
langues par les
personnes et les
peuples.
Ces processus sont aussi
en rapport avec
l’importance du
renforcement de
l’identité culturelle et
la possibilité ou non de
l’exercice plein de la
citoyenneté (qui
requiert, parmi d'autres
processus, une
connaissance des langues
nécessaires pour y
participer et pour
communiquer).
Évidemment, la diversité
culturelle implique
aussi une diversité de
stratégies éducatives,
de processus avec une
pertinence linguistique,
une qualité
d’apprentissage.
Elle présente des défis
pour la formation de
formateurs.
Il ne s’agit pas, tout
simplement, de
transmettre un code pour
créer des sociétés
lettrées ; ceci entraîne
la transmission et la
compréhension d’une
manière d’interpréter le
monde, d’autres logiques
et conceptions du monde.
Malheureusement, il y a
peu de programmes qui
relèvent cette
perspective intégrale
dans l’éducation des
jeunes et des adultes
dans des contextes
pluriculturels, il y a
peu de programmes qui
favorisent
l'appropriation de ses
processus
d'apprentissage par les
mêmes peuples et les
individus. Dans ce
contexte de réflexion,
nous pouvons poser la
question de si les
cultures sans écriture
veulent devenir des
sociétés lettrées ou si
elles suivront d’autres
chemins culturels.
Il y a des regards
particuliers sur cette
complexe réalité.
Certaines personnes
considèrent qu’il faut
alphabétiser dans la
langue dominante afin de
pouvoir s’en approprier.
D’autres affirment qu’il
ne faut pas « dépenser »
dans l’éducation des
adultes mais dans
l’éducation des enfants.
Ce serait intéressant
d'étudier si toutes les
cultures lettrées ont
été, à un moment donné,
des cultures sans
écriture, qui ont suivi
leurs propres chemins
d’apprentissage, et si
les personnes et les
peuples doivent décider
sur leurs destins.
Ce serait vertueux
d’alphabétiser dans les
langues indigènes. La
langue maternelle est la
première langue, et elle
devrait avoir la
priorité pour incorporer
l’autre ensuite.
Il est important aussi
de connaître pourquoi il
existe des communautés
linguistiques dans des
espaces divers, quelles
ont été leurs histoires,
leurs résistances
culturelles et leurs
processus. Comment les
personnes « garífonas »
sont-elles arrivées aux
divers pays, comme en
Honduras, par exemple.
Comment les cultures
guaranis survivent dans
divers points de
l’Amérique. Il y a une
histoire américaine que
nous ne connaissons pas,
ou que nous connaissons
à moitié.
Il est intéressant de
proposer les politiques
d’alphabétisation tenant
compte de ces problèmes,
ainsi que les mettre en
relation avec les
politiques nationales,
tout en générant
l'adéquation législative
dont ces processus ont
besoin. Il est important
aussi de sauver des
savoirs que nous avons
perdus depuis la
colonisation du savoir.
L’éducation
multiculturelle,
interculturelle, peu
importe le nom.
L’Amérique Latine et les
Caraïbes ont besoin
d’une éducation
supérieure qui respecte
des processus culturels,
d’une nouvelle
planification et de
stratégies diverses.
Mais ceci implique la
participation des gens,
d'hommes et de femmes
qui doivent être
entendus, qui possèdent
une propriété
intellectuelle, qui
dialoguent avec d’autres
cultures, car la plupart
des analphabètes de la
région appartiennent aux
peuples originaires ou à
des communautés
linguistique non
hégémoniques. Comme il a
été dit, il faut une
planification et des
stratégies différentes
sur des sujets de
diversité linguistique,
comme un nouveau
dialogue interculturel,
respectueux des droits
humains, où les
processus
d’apprentissage pour
toute la vie respectent
les temps, les espaces,
les cultures.
Carmen Colazo
PHOTOS
ICAE
Conférence régionale
préparatoire de
CONFINTEA VI, Mexique
Document brouillon avec
les commentaires finales
présentés a la dernière
session.
DOCUMENT PAS OFFICIEL
Traduit par le ICAE
www.icae.org.uy
APERÇU GÉNÉRAL
“De l’alphabétisation à
l’apprentissage tout au
long de la vie” est le
grand défi auquel nous
convoque cette
conférence régionale.
En d’autres mots, le
défi de passer d’une
alphabétisation initiale
– telle que
l’alphabétisation des
jeunes et des adultes
est encore comprise dans
plusieurs pays de la
région – à une vision et
à une vaste offre
éducative qui inclue
l’enseignement et qui
reconnaisse et valide
les apprentissages des
personnes non seulement
à l’âge adulte mais tout
au long de la vie : au
sein de la famille, dans
la communauté, au
travail, à travers les
médias, dans la
participation sociale,
dans l’exercice même de
la citoyenneté.
L’éducation est un droit
fondamental, une clé qui
permet l’accès aux
droits humains
fondamentaux tels que la
santé, le logement, le
travail et la
participation, parmi
d’autres, rendant
possible, en plus,
l’exécution des agendas
globales, régionales et
locales de développement.
Ceci implique de
reconnaître que nous
nous trouvons face à un
paradigme qui conçoit
l’être humain comme
sujet de l’éducation,
détenteur de savoirs
singuliers et
fondamentaux, créateur
de culture, protagoniste
de l'histoire, capable
de produire les
changements urgents et
nécessaires pour la
construction d'une
société plus juste.
Une conception qui
considère non seulement
l’éducation formelle
mais qui incorpore et
revalorise l’éducation
non formelle et
populaire, et qui
dépasse la vision
individualiste de
l’apprentissage tout en
proposant une
construction sociale de
la connaissance dans des
communautés
d'apprentissage qui
encouragent la rencontre
interculturelle,
intergénérationnelle et
intersectorielle, ainsi
que la protection de
l'environnement.
Dans cette perspective,
l’alphabétisation est un
point de départ,
nécessaire mais pas
suffisant, pour que
chaque sujet au vingt-et-unième
siècle puisse continuer
et compléter ses
apprentissages tout au
long de la vie et
exercer ainsi ses droits
des citoyens.
LA SPÉCIFICITÉ ET
L’HÉTÉROGÉNEITÉ DE CETTE
RÉGION
L’Amérique Latine et les
Caraïbes est une région
avec des grandes
spécificités et très
hétérogène, formée par
41 pays et territoires,
où l’on parle près de
600 langues, avec des
réalités très diverses
dans tous les sens, y
compris la réalité
éducative et la réalité
de l’éducation des
jeunes et des adultes (EPJA)
en particulier. Cette
diversité entre des pays
et à l’intérieur de
chaque pays exige la
prudence au moment des
généralisations et un
grand effort de
diversification,
d’élaboration et
d’amélioration des
politiques et des
programmes, les adaptant
à des contextes et des
groupes spécifiques,
tenant compte, parmi
d’autres différences, de
l’âge, du genre, de la
race, de la région, des
langues, des capacités
différentes et des
cultures.
Cette région est aussi
la plus inéquitable du
monde, où 71 millions de
personnes vivent dans
l’indigence et près de
200 millions sont
pauvres. L’exclusion
éducative et l’exclusion
politique, économique et
sociale sont toutes
faces d’une même monnaie.
L’EPJA se trouve
justement dans cette
problématique,
considérant que
l’éducation est un outil
fondamental pour lutter
contre la pauvreté et
l’exclusion sociale,
mais elle trouve aussi
l’impossibilité de
résoudre cette
problématique depuis le
domaine éducatif
exclusivement, dans
l’absence de changements
structurels et sans la
convergence d’autres
politiques.
Les divers contextes
socioéconomiques,
ethniques et culturels
de la région posent de
plus en plus des
obstacles à
l’alphabétisation et à
d’autres formes
d’apprentissage entre
des jeunes et des
adultes. Parmi ces
facteurs on trouve le
chômage, l’exclusion
sociale, les
communications, les
migrations, la violence,
les disparités entre
hommes et femmes, tous
liés, en grande partie,
à la pauvreté
structurelle. Et,
dernièrement, tout ceci
a été aggravé par la
crise alimentaire, la
crise énergétique et le
changement du climat.
PROGRES
Au cours des dernières
années, l’EPJA a pris un
élan renouvelé dans la
région, après une
période de récession aux
années quatre-vingt-dix,
tant de la part des
gouvernements que des
organismes
internationaux. La
plupart des pays a
réalisé des progrès
significatifs tant sur
le plan légal que sur
celui des politiques en
ce qui concerne la
reconnaissance du droit
à l’éducation, et de la
diversité linguistique
et culturelle des
nations. Notamment, les
agendas nationaux et
internationaux, les
plans, les programmes et
les campagnes
d’alphabétisation ont
été réactivés dans la
plupart des pays. On a
également
institutionnalisé les
offres de finalisation
et de certification des
études d’enseignement
primaire et secondaire
pour des jeunes et des
adultes, dans certains
cas liés à des
programmes de formation
pour le travail.
L’offre éducative
non-formelle a été
considérablement
développée, renfermant
des sujets très divers
liés aux droits, à la
citoyenneté, à la santé,
à la violence
intrafamiliale, au
VIH/SIDA, à la
protection de
l’environnement, au
développement local, à
l’économie sociale et
solidaire, etc. Dans
certains pays on a fait
des progrès quant à la
parité de genre.
Également, l’assistance
à des groupes spéciaux
comme ceux des migrants
et des personnes dans
des contextes de
réclusion a commencé à
être visible. Les moyens
audiovisuels et
l’utilisation des TIC
ont pénétré le domaine
de l’EPJA, dans certains
cas à partir
d’investissements et
d’interventions
gouvernementales et de
coopération
internationale.
En peu de pays, l’EPJA a
fait d’important progrès
en termes de la
construction de systèmes
d’information, de
documentation, de
surveillance et
d’évaluation des
programmes. On a donné
également, dans les
dernières années, un
élan à la recherche tant
nationale que régionale.
La coopération Sud-Sud a
été activée dans
plusieurs de ces cadres
par des initiatives
régionales et
sous-régionales de
diverse nature.
DÉFIS
Cependant, chacun de ces
progrès présente, en
même temps, des défis
nouveaux et vieux. La
distance entre les
dispositions des lois et
des politiques et ce qui
a été effectivement fait
reste encore grande, ce
qui pose le besoin d’une
construction plus
participative des
politiques et d’une
surveillance sociale de
la part des citoyens et
des sujets de l'EPJA en
particulier.
Ce que les programmes
comprennent, qu’ils
soient gouvernementaux
ou non-gouvernementaux,
reste, en général,
encore limité par les
besoins et la demande
effective, et il
continue de marginaliser
les populations rurales,
indigènes et
afrodescendantes ,
migrantes, des personnes
dans des contextes de
réclusion et ayant des
besoins éducatifs
spéciaux, en gardant,
voire en approfondissant
la brèche plutôt que la
réduisant.
La stratégie d’intégrer
dans une même
dénomination les jeunes
et les adultes ne peut
pas nous faire oublier
la spécificité et les
défis de chaque tranche
d'âge, tenant compte que
dans la région les
jeunes sont un groupe
majoritaire. Egalement,
on donne de plus en plus
la priorité à l’offre
éducative pour certaines
tranches d’âge, en
général jusqu’à 35 ou 40
ans, et on laisse de
côté la population plus
âgée, niant ainsi leur
droit à l'éducation et
contrariant la propre
adoption du paradigme de
l'apprentissage tout au
long de la vie.
La diversification et la
décentralisation de
l’offre éducative
requiert la coordination
et l’articulation entre
les divers acteurs : les
gouvernements nationaux
et locaux, la société
civile, les syndicats,
les églises, les
entreprises privées, les
organismes
internationaux, parmi
d’autres.
En plusieurs pays, la
parité de genre devient
de plus en plus une
nécessité qui affecte
notamment les femmes des
populations indigènes et
les garçons/hommes des
Caraïbes anglophone,
depuis l'éducation
initiale jusqu'à
l'éducation
universitaire, et aussi
pour le domaine de
l'EPJA, tout en exigeant
des politiques et des
stratégies d’action
positive.
Il faut mieux profiter
des nouvelles
technologies pour des
buts éducatifs, de façon
plus sensible et dans un
esprit communautaire, et
apprendre des leçons
pratiques données par
l’expérience dans les
pays qui ont été
pionniers dans ce
terrain. Il faut
également avancer en
termes de surveillance
et d’évaluation,
notamment en ce qui
concerne l’évaluation
d’apprentissages, ainsi
que faire plus de
diffusion et profiter
mieux des résultats des
recherches déjà
existantes, tant pour
alimenter la politique
que pour améliorer la
pratique.
Parmi d’autres, les
problèmes qui restent à
résoudre sont : le
sous-financement
chronique de l’éducation
des jeunes et des
adultes, leur grande
vulnérabilité en termes
de participation,
d’institutionnalisation
et de continuité des
politiques et des
programmes.
Il est également
nécessaire de faire très
attention à la formation
des éducateurs et à la
recherche pour l’EPJA,
dans un cadre
pédagogique-didactique
qui permette de
s’occuper des contextes
et de la spécificité du
domaine, s'appuyant sur
les universités.
Du point de vue de la
cohérence avec l’équité,
il faut changer les
tendances actuelles et
donner la priorité et
l’assistance, avec la
qualité et la
pertinence, aux zones,
aux secteurs et aux
groupes plus
désavantageux, comme les
populations rurales,
migrantes, indigènes,
afrodescendantes et les
personnes dans des
contextes de réclusion
et celles qui ont des
besoins éducatifs
spéciaux dans cette
région.
STRATÉGIES ET
RECOMMANDATIONS
Reconnaître que la
réalisation pleine du
droit humain à
l’éducation des jeunes
et des adultes est
conditionnée à la mise
en œuvre de politiques
pour surmonter les
inégalités économiques
et sociales profondes
des pays de la région.
POLITIQUES
1. Reconnaître l’EPJA
comme un droit humain et
citoyen, ce qui implique
plus d’engagement et de
volonté politique des
gouvernements nationaux
et locaux dans la
création et le
renforcement d’offres
d’apprentissage de
qualité tout au long de
la vie, en assurant que
l’EPJA développe des
politiques orientées
vers la reconnaissance
des droits de diversité
culturelle,
linguistique, raciale,
ethnique, de genre, et
qu'elle inclue des
programmes qui
articulent avec la
formation pour le
travail décent, la
citoyenneté active
(Droits Humains) et la
paix, de façon à
affermir et favoriser le
renforcement de pouvoir
des communautés.
2. Promouvoir des
politiques et une
législation qui
intègrent l'EPJA dans
les systèmes de
l’enseignement public et
garantir leur
application, en
encourageant des
changements dans les
structures qui les
rendent plus flexibles,
qui favorisent
l’adéquation des
réglementations à celles
de la création
d’observatoires citoyens
de suivi des politiques
et de l’utilisation des
ressources.
3. Établir des
mécanismes de
coordination au niveau
national qui aident à
développer une politique
intégrale afin de
promouvoir un travail
intersectoriel et
interinstitutionnel qui
articule les actions de
l'état avec la société
civile (un mouvement
social organisé,
l'église, des syndicats,
des entrepreneurs, parmi
d’autres) et rende
possible un traitement
intégral, ainsi que le
suivi et le contrôle
social.
4. Il faut continuer à
chercher des approches
qui renforcent et qui
garantissent
l’apprentissage tout au
long de la vie, ce qui
comprend
l’alphabétisation et
l’éducation de base,
l’encouragement de la
lecture et de la culture
écrite pour la création
de milieux lettrés comme
des outils différents
pour surmonter
l’inégalité et la
pauvreté dans la région
et construire des
développements
alternatifs. Dans ce
sens, l'évaluation de
l'éducation populaire et
non-formelle est
fondamentale.
5. Élaborer des
politiques de formation
initiale et permanente
d’éducateurs des jeunes
et des adultes avec la
participation des
universités, des
systèmes d’enseignement
et des mouvements
sociaux afin d’améliorer
la qualité des processus
éducatifs et d’assurer
l’amélioration des
conditions de travail et
professionnelles des
éducateurs et des
travailleurs.
FINANCEMENT
6. Recommander des
pourcentages plus
significatifs des
budgets nationaux pour
l’éducation – au moins
6% du PIB – et en
assurer des ressources
spécifiques pour l’EPJA
– au moins 3% du budget
pour l’éducation – qui
permettent d’être
exécutées de façon
transparente, efficace
et effective.
7. Assurer des
ressources
intersectorielles –
nationales et
internationales
d’origine public et
privé – pour des plans,
des programmes et des
projets de l’EPJA avec
une perspective de genre
et la reconnaissance de
la diversité, qui
rendent possible le
développement de
politiques d’action
positive et le
financement d’études qui
démontrent le coût
social et économique du
manque de niveau
éducatif des pays de la
région.
OUTILS
8. Développer des
politiques de recherche
et systématiser des
expériences éducatives,
favoriser la diffusion
des connaissances, de la
documentation et mettre
en circulation les
pratiques pertinentes de
l'EPJA. Renforcer les
réseaux
Latino-américains et des
Caraïbes de recherche en
EPJA.
9. Développer un système
d’évaluation, de
rapport,
d’enregistrement et de
surveillance avec des
paramètres
internationaux qui
rendent possible la
formulation de
politiques à partir de
l’évaluation des
processus, des systèmes
et des méthodes, qui
assurent la
certification,
l’accréditation et
l’homologation des
connaissances et des
capacités.
10. Stimuler de façon
intersectorielle et
interinstitutionnelle le
dessin et l’élaboration
de matériel écrit en
langue maternelle qui
reflète la diversité des
connaissances des
peuples.
INCLUSION
11. Concevoir et mettre
en œuvre des politiques
éducatives qui
favorisent l’inclusion,
avec l’équité de genre
et la qualité, et qui
tiennent compte des
différentes spécificités
de tous les groupes des
populations des pays de
la région avec une
approche interculturelle
: des indigènes, des
afrodescendants, des
migrants, des
populations rurales et
des personnes dans des
contextes de réclusion
et ayant des besoins
éducatifs spéciaux.
PARTICIPATION
12. Stimuler une
participation et une
coopération plus
profondes entre la
société civile, les
secteurs privés et les
différents organismes de
l’état, et en
particulier des sujets
de l’EPJA, à travers la
promotion et le
renforcement de la
modalité de la
coopération horizontale
entre les pays, et
consolider la
coopération
internationale en faveur
de l’EPJA.
13. Proposer que
l’UNESCO assume un rôle
significatif et central
dans la garantie du
droit à l’éducation et,
notamment, qu’elle
coordonne les objectifs
établis aux conférences
internationales et
surveille leurs
réussites.
Conférence régionale sur
les Amérique et les
Caraïbes sur
l'alphabétisation et la
préparation de la
CONFINTEA VI
Rapport envoyé par
Celita Eccher,
Secrétaire Générale –
ICAE
Mexico, le 11 septembre
2008
Les séances de travail
de la conférence
Régionale préparatoire
de la CONFINTEA VI ont
commencé avec un exposé
polémique de Rosa María
Torres.
Elle a fait une série
d’affirmations justes
pour plusieurs, mais qui
ont provoqué des
réactions négatives chez
certains d’une façon
assez passionnée.
Voici quelques-unes des
affirmations que nous
avons écoutées. Vous
aurez bientôt le
document afin de pouvoir
juger pour vous-mêmes.
La première est que la
région ne s'est pas
appropriée du changement
de paradigme d'Hambourg
: Apprentissage tout au
long de la vie.
La région parle de
l’EPJA, de l’éducation
des adultes, parmi
d’autres acceptions
utilisées.
Puis, et brièvement,
nous avons vu quelques
tendances mondiales
entre Hambourg et le
Brésil :
- Pauvreté et indigence
- Intolérance, violence
et guerre
- Migration et
xénophobie
- Crise alimentaire
- Crise environnementale
- Fracture numérique
- Chômage
En 10 ans, pour la
plupart de la population
mondiale, le monde n’est
pas désirable et
l’espoir est plus faible.
Dans le changement de
paradigme de l’éducation
vers l’apprentissage
tout au long de la vie,
on a tendance à
confondre ceci avec
l’éducation des jeunes
et des adultes, tandis
qu’en réalité cette
dernière n’est qu’une
partie qui correspond à
ces âges de la vie.
Si l’on regarde les
objectifs de l’EPAT, le
commentaire a été que
les objectifs se
rétrécissent et les
délais se prolongent,
tout en rappelant que
l’EPT est de 1990 et que
Dakar en 2000 a dû
renouveler les objectifs
parce qu’ils n’ont pas
été satisfaits.
Il y a 18 ans que nous
essayons de satisfaire
les objectifs tout en
mettant l’accent sur les
enfants, sachant que
sans l’EPJA ce n’est pas
possible de le faire,
car les parents, les
éducateurs, les
professeurs, sont des
adultes.
On ne peut pas choisir
entre enfants et adultes.
Puis on a exposé que,
tandis que le Nord
s’approprie de
l’apprentissage tout au
long de la vie, au Sud
on a comme objectif une
éducation primaire de 4
ans.
Je me souviens de la
célèbre phrase prononcée
à Bangkok pendant le
suivi de la Confintea V
:
« ça suffit
d’apprentissage tout au
long de la vie pour le
Nord et
d’alphabétisation pour
le Sud »
Et aussi qu’à Bangkok on
a constaté qu’il n’ya
pas eu d’avances mais de
danger de recul.
L’éducation ne contribue
pas à réduire
l’inégalité mais au
contraire, elle
contribue à la renforcer
et à la perpétuer. Et
ceci, elle a dit, ce
n’est pas moi qui le dit,
mais la CEPAL, l’UNESCO,
l'ORELAC.
Cependant, la bonne
nouvelle est la
réactivation de l’EPJA.
Les gouvernements
n’avaient pas été
stimulés par la
proposition de la Banque
Mondiale qui reconnaît
maintenant qu’il faut
retourner à l’EPJA.
D’autres aspects
positifs : l’expansion,
plus d’accès aux TIC et
une reconnaissance
majeure de l’EPJA dans
les législations et les
politiques.
DÉFIS
• Une nouvelle vision du
sujet : de dépourvu et
en désavantage, pauvre
et ignorant, à qui tout
manque, à un sujet de
droit possesseur et
recréateur de savoirs
essentiels pour la vie
humaine et pour la
conservation de la
planète.
• L’influence dans des
politiques éducatives
tout en stimulant
l’exercice citoyen des
personnes sujet de droit
à l’éducation, en
promouvant cet exercice
depuis les organisations
sociales, les mouvements,
les communautés.
• Le titre de cette
conférence, de
l’alphabétisation à
l’apprentissage tout au
long de la vie, s’adapte
très bien à la région,
avec un
surdimensionnement de
l’alphabétisation.
• Que signifie pour le
Sud et pour cette région
le changement de
paradigme ?
Graphiquement, on
l’imagine comme un long
fil; pourtant,
l’apprentissage tout au
long de la vie est
circulaire. Par exemple,
quand on est grand-mère,
on n'arrive pas à la fin
mais au contraire, c'est
un début, et il faut
faire un apprentissage
qui sera puis passé aux
petits-fils et petites-filles
et aux enfants.
Une autre affirmation
est que tout
apprentissage dérive de
l’Éducation.
Ainsi, si l’on veut
influencer les
politiques éducatives,
on doit savoir
clairement qu’il faut
exercer l’influence sur
les politiques sociales
et économiques, qu’il
faut travailler dans la
POLITIQUE et dans la
lutte politique.
Elle a fini en rappelant
le legs de Paulo Freire,
rappelant notamment que
toute éducation est
politique.
Ces passages de la
présentation, que j’ai
pus récupérer à partir
des notes, essaient de
partager avec ceux qui
ne sont pas présents à
la conférence, certaines
des affaires exposées.
Dans le travail des
groupes on a mis
fortement en question
l’affirmation qu’il y a
eu de reculs quand
divers pays ont exposé
les progrès effectués,
même si l’on a reconnu
tout ce qui manque
encore.
Une autre critique est
que l’on n’a pas parlé
du financement de
l’éducation.
Une fois la synthèse de
Rosa María Torres finie,
on a travaillé en sous-groupes
et on a partagé le
résumé du débat
développé dans l’un des
sous-groupes - le groupe
B – qui a été raconté
par Jorge Luiz Teles du
Brésil.
Tous ces apports
passeront à un comité de
rédaction qui présentera
son premier brouillon
pour le document final
de cette conférence le
samedi 13 septembre.
Rencontre
Préparatoire Latino-américaine
pour la CONFINTEA VI
Débats du Groupe B
Premier apport : Genre
Genre n’est pas deux ou
seulement des femmes.
C’est une variable qui
travaille la masculinité
et la féminité. Des
hommes en Amérique
Centrale anglophone
peuvent être moins
favorisés du point de
vue éducatif, mais les
femmes indigènes et
noires sont les plus
défavorisées et
discriminées. Ne pas
simplifier des réalités,
voire de genre (croiser
des systèmes de classes,
raciale, etc.). Aborder
le sujet dans toute sa
complexité. Besoin de
visions plus complètes
sur des systèmes
d’oppression.
Deuxième apport : idée
fonctionnelle
d’alphabétisation.
L’alphabétisation
devrait être vue comme
supérieure dans les pays
anglophones de
l’Amérique Centrale.
Les hommes jeunes en
Amérique Centrale
anglophone sont ceux qui
présentent plus de
problèmes.
L’alphabétisation
fonctionnelle ne
favorise pas l’accès à
l’éducation
professionnelle.
Problème de décrochage
scolaire – des jeunes
qui abandonnent l’école
très tôt.
Manque de capacité.
Chômage et emploi à bas
salaires. Éducation et
alphabétisation
fonctionnelle faible.
Difficulté d’accès à
l’éducation
professionnelle.
Problèmes de qualité qui
empêchent la continuité.
Troisième apport :
l'UNESCO doit faire plus
attention aux micro et
petites entreprises qui
commencent. Plus
d’assistance et de
qualification pour ces
groupes.
Plus de support et de
subvention pour le
développement dans les
domaines où l’on
travaille.
Quatrième apport :
Analphabétisme et misère.
Voire parmi les pauvres
il y a des groupes plus
marginalisés et dont on
s'en occupe moins: des
indigènes, des
prostituées, des paysans,
des pêcheurs, etc.
Problème des campagnes :
retro-alimentation. Le
monde de la lecture
n’atteint pas les
personnes en
alphabétisation.
Exclusion du monde de
l’alphabétisation.
Besoin de politiques
plus larges qui
comprennent le monde de
la lecture.
Politiques durables
d’accès au monde de la
lecture. Programme
permanent de production
de matériel de lecture
qui demeure une porte
pour le progrès dans le
monde de la lecture.
Cinquième apport :
éducation et travail.
Défis qu’il faut
affronter dorénavant.
Sixième apport : On
n’est pas si mal. Il y a
des progrès. Il faut
souligner les progrès.
Il manque d’exemples. Il
faut mettre des exemples
des pays.
Septième apport :
l'énorme problème de
l’analphabétisme
fonctionnel.
Brèche entre le niveau
d’apprentissage et le
degré de certification.
Comment reconnaître la
connaissance pratique et
avancer dans la
connaissance théorique ?
Quelle est son bénéfice
?
Quelle est la capacité
de l’état d’offrir une
éducation qui réponde à
la demande, notamment
professionnelle ?
Il n’y a pas une
profession de diplômé en
éducation des adultes.
Problèmes de formation
de professionnels en
éducation des adultes.
Que l’UNESCO pense mieux
sur la formation de
professionnels pour
l'éducation des jeunes
et des adultes
Éducation bilingue.
Atteindre les
populations de la
campagne et à
l’intérieur des pays.
L’alphabétisation est
également un problème
des pays développés.
L’alphabétisation n’est
pas une priorité des
pays. Les ressources
n’arrivent pas
suffisamment pour
l’alphabétisation.
Le problème des
méthodologies
pédagogiques et le défi
de la participation de
tous à la société de
l’information. Les
nouvelles technologies
de l’information et
l’éducation à distance.
Le problème des
restrictions dans
l’offre éducative et la
solution par l’éducation
à distance. Besoin de
former des professeurs
pour travailler avec
l’éducation à distance
pour les jeunes et les
adultes.
L’EPJA reste encore
marginale et elle n’est
pas reconnue comme une
politique par les
gouvernements.
Question pour tous :
Pourquoi l’EPJA n’est
pas une politique
gouvernementale
prioritaire ?
Besoin d’une pédagogie
de la diversité.
Des problèmes de
migration interne et
externe par rapport à
des méthodologies qui
considèrent ses
spécificités.
Reconnaissance de
savoirs versus la
discrimination.
Les analphabètes ne sont
pas de personnes
appelées « en manque »,
mais ils détiennent des
savoirs importants.
Il faut revoir
l’économie informelle
face à la discussion de
la formation pour le
monde du travail,
principalement dans des
contextes de pauvreté.
Médias et discussion du
sujet : démocratisation
et transparence.
Il faudrait avoir des
matières pour apprendre
à étudier aux élèves.
Formation intégrale et
continue. Formation au
travail.
Besoin de continuité des
politiques.
Apprentissage et
éducation : plus de
discussion de la
didactique et du
pédagogique – des
matériels, etc. Peu de
réflexion sur le
contenu. Trop
d’attention aux
questions quantitatives,
non documents, qui sont
de gouvernement et non
des pays.
Le problème de
l’incidence. Quels sont
les indicateurs ?
Besoin de visions plus
complètes sur des
systèmes d’oppression.
Deuxième commentaire :
idée fonctionnelle
d’alphabétisation.
Problèmes de qualité qui
empêchent la continuité.
Des groupes marginalisés
et dont on s’en occupe
moins
Besoin de politiques
plus larges qui
comprennent le monde de
la lecture.
Brèche entre le niveau
d’apprentissage et le
degré de certification.
Comment reconnaître la
connaissance pratique et
avancer dans la
connaissance théorique ?
Que l’UNESCO pense mieux
sur la formation de
professionnels pour
l'éducation des jeunes
et des adultes
Éducation bilingue.
Besoin de former des
professeurs pour
travailler avec
l’éducation à distance
pour les jeunes et les
adultes.
Besoin d’une pédagogie
de la diversité.
Besoin de continuité des
politiques.
Avancer dans une
pédagogie de la
diversité qui considère
en détail les questions
de genre, du champ,
ethniques, raciales et
d'autres groupes
discriminés.
Reconnaissance de la
diversité dans
l’attention des
politiques éducatives
qui considère en détail
les questions de genre,
du champ, ethniques,
raciales et d'autres
groupes discriminés,
tenant compte des
aspects multiculturels
et plurilingues.
Mettre en œuvre des
politiques publiques
durables qui atteignent
des populations
spécifiques (des
paysans, des indigènes,
etc.).
Tenir compte du contexte
de migration régional
(interne et externe).
Aller au-delà de la
vision fonctionnelle de
l’alphabétisation, tout
en renforçant la qualité
de l’offre éducative,
rendant possible la
continuité de
l'éducation, voire
l'éducation
professionnelle.
Besoin de politiques
durables plus larges qui
comprennent le monde de
la lecture.
Besoin de formation de
professeurs pour
travailleur dans
l’éducation des jeunes
et des adultes de façon
intégrale et continue,
tenant compte des
diversités et
l'éducation à distance.
Besoin de tenir compte
des indicateurs et des
benchmarks éducatifs
qualitatifs (didactiques
et pédagogiques) dans le
suivi et l’évaluation
des processus et des
politiques.
Donner la priorité au
financement pour
l'éducation des jeunes
et des adultes.

De l’alphabétisation à
l’apprentissage tout au
long de la vie
11 septembre, 2008
http://clade.wordpress.com
Traduit par Magdalena
Padron - ICAE
Le point de départ pour
le débat à la Conférence
préparatoire pour la
CONFINTEA VI a été le
rapport sommaire
régional, élaboré et
présenté par
l’éducatrice Rosa María
Torres l’après-midi du
10 septembre.
L’exposé a proposé un
changement des
paradigmes : de
l’éducation à
l’apprentissage, de
l’éducation tout au long
de la vie à
l’apprentissage tout au
long de la vie, de
l’éducation des adultes
à l’éducation et
l’apprentissage des
adultes. Après une
présentation du contexte
régional dans le domaine
de l’Éducation des
Jeunes et des Adultes,
des tendances et des
problèmes en Amérique
Latine, elle a souligné
divers défis, parmi
lesquels :
-Que l’EPJA soit
reconnue comme une
partie du droit à
l’éducation dans le
cadre du droit à
apprendre, à l’éducation
tout au long de la vie,
considérant comme
critères : la
disponibilité,
l’accessibilité,
l’adaptabilité et
l’acceptabilité;
-Que la vision du sujet
de l’EPJA, du sujet
dépourvu, vulnérable, en
désavantage soit changé
par celle du sujet de
droit déjà possesseur et
recréateur de savoirs
essentiels pour la vie
humaine et pour la
conservation de la
planète ;
-L’élaboration d’un
cadre de politiques, de
priorités, de stratégies
et d’indicateurs qui
comprenne la diversité ;
-Renforcer le caractère
contestataire,
alternatif et altératif
de l’EPJA et du
mouvement d’Éducation
Populaire dans la région.
En soulignant la forte
inégalité dans la région,
elle a rappelé que «
l’éducation ne contribue
pas à réduire
l’inégalité mais au
contraire, elle
contribue à la renforcer
et à la perpétuer ».
Enfin, elle fait un
appel pour que nous
pensions à nouveau
l’éducation en termes de
lutte contre des
pouvoirs établis.
Le rapport sera débattu
par les participants au
long des prochains jours
et servira comme un
intrant pour le document
qui sera envoyé à la
CONFINTEA VI au Brésil.
La version complète sera
publiée prochainement.
ICAE - Photo

10/09/08
Des représentants de
plus de 30 pays
participeront au Mexique,
la Conférence
préparatoire régionale
pour CONFINTEA VI
Septembre 8, 2008
Du 10 au
13 Septembre, la
Conférence régionale sur
les amériques Amérique
et les Caraïbes sur
l'alphabétisation et la
préparation de la
sixième Conférence
internationale sur
l'éducation des adultes
(CONFINTEA VI) se
réunissent à Mexico City
ministre de l'éducation
(et aussi des Finances,
du Travail, La culture
et des affaires
sociales), des experts
sur les questions de
l'éducation des jeunes
et des adultes, des
représentants
d'organismes
multilatéraux, des ONG,
des universitaires, des
représentants du secteur
privé, des chercheurs,
des étudiants et des
médias.
Sous le slogan «De
l'alphabétisation à
l'apprentissage tout au
long de leur vie: Vers
les défis du vingt et
unième siècle», la
conférence s'inscrit
dans le cadre de la
série de conférences
régionales de l'Unesco
en faveur de
l'alphabétisation dans
le monde, et a été
convoquée en
collaboration avec le
gouvernement mexicain.
Les participants Antigua
et la Barbade, Antilles
néerlandaises, Argentine,
Aruba, Bahamas, Belize,
Bolivie, Brésil, Chili,
Colombie, Costa Rica,
Cuba, Dominique,
Équateur, El Salvador,
Grenade, Guatemala,
Guyana, Haïti, Honduras,
îles Vierges
britanniques, Îles
Cayman, Jamaïque,
Mexique, Nicaragua,
Panama, Paraguay, Pérou,
Saint-Kitts-et-Nevis,
Venezuela, République
dominicaine, Sainte-Lucie,
Saint-Vincent-et-les
Grenadines, Suriname,
Trinité-et-Tobago et
l'Uruguay.
À des activités telles
que réunions-débats et
tables rondes seront
examiné divers sujets
liés à l'éducation des
adultes, y compris le
coût de l'analphabétisme,
de mesure et
d'évaluation des
programmes et des
politiques en faveur des
jeunes et l'éducation
des adultes et
l'enseignement
multilingue et dans les
contextes multiculturels.
Chaque État membre a
élaboré un rapport que
les gouvernements
procéder à une
évaluation de
l'éducation des adultes
et identifie les
principales évolutions
et les changements
intervenus depuis 1997,
date à laquelle il a eu
lieu la précédente
édition de la CONFINTEA.
En particulier sur la
base de ces rapports, le
rapporteur Rosa Maria
Torres publier un
rapport régional sur la
situation des Amériques
latine et les Caraïbes
dans les prochains jours.
Pour stimuler le débat
au niveau régional et
assurer une plus large
participation de la
société civile au
processus préparatoire
de CONFINTEA VI, a formé
un comité formé par le
facilitateur de la
Campagne d'Amerique
Latin pour le droit à
l'éducation (CLADE), le
Conseil de Education des
Adultes de Amériques
Latine (CEAAL), le
Réseau d'éducation
populaire pour les
femmes d'Amérique Latine
et les Caraïbes (REPEM),
l'association allemande
pour l'éducation des
adultes (AAEA) et le
Conseil régional des
Caraïbes pour
l'éducation des adultes
(CARCAE) , Avec l'appui
du Conseil international
pour l'éducation des
adultes (ICAE).
Le revêtu d'établir, en
outre, un matériel
d'information et des
subventions visant à
soutenir la société
civile d'influencer le
processus préparatoire
et au cours de la
conférence
internationale l'année
prochaine. Ils seront
disponibles sur le site
de la CLADE rapports
nationaux, des études
menées par les
organisations de la
société civile, des
entretiens avec des
éducateurs, des
étudiants et des
stagiaires, des
mouvements sociaux et
les organisations
internationales qui
travaillent directement
dans le domaine de
l'éducation des adultes
.
http://clade.wordpress.com/
* Campaña
Latinoamericana por el
Derecho a la Educación
* CONFINTEA VI (Blog de
Fronesis)
* Consejo de Educación
de Adultos de América
Latina (CEAAL)
* Consejo Regional del
Caribe para la Educación
de Adultos (CARCAE)
* Informe Global sobre
Educación de Adultos (GRALE)
* Red de Educación
Popular entre Mujeres de
América y el Caribe (REPEM)
* UNESCO
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